Michel Dumas n'est pas surpris par la nomination de Bergevin

Selon Michel Dumas, dépisteur des Blackhawks, Marc Bergevin... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Selon Michel Dumas, dépisteur des Blackhawks, Marc Bergevin n'arrive pas les mains vides à Montréal. Le nouveau dg du Tricolore a déjà un bon réseau de contacts dans la LNH.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

<p>Carl Tardif</p>

Carl Tardif
Le Soleil

(Québec) Dans les bureaux des Black­hawks, on a pris une pause pendant une réunion du personnel hockey afin de regarder une partie de la conférence de presse qui se tenait à Mont­réal. Après tout, Marc Bergevin devait participer à cette rencontre de fin de saison. Leur dépisteur Michel Dumas n'était pas surpris par sa promotion avec le Canadien.

«Ça ne m'étonne pas, pour trois raisons : il est capable de faire le job, il a joué 20 ans dans la LNH et il vient de Montréal. Nous, on pensait qu'il avait le matériel pour devenir directeur général», soulignait l'expérimenté recruteur.

Dumas était d'ailleurs en poste lorsque Bergevin avait été repêché en troisième ronde par Chicago, en 1983. Il a ensuite suivi sa carrière de loin, d'abord occupé à dénicher d'autres jeunes joueurs pour le compte des Blackhawks.

«Ouais, ça veut dire que je suis vieux... Ça fait 35 ans que je fais du dépistage, et lui, il a 46 ans. À son âge, c'est normal d'avoir des ambitions, je suis vraiment content pour lui», admettait celui qui n'a travaillé que pour un club dans sa longue carrière de dépisteur.

Dumas ne relevait pas de Bergevin au sein de l'organigramme des Hawks. Avant de devenir l'adjoint au directeur général, le successeur de Pierre Gauthier occupait des fonctions de dépisteur professionnel et de directeur du développement des joueurs. «Je ne l'ai pas côtoyé beaucoup, mais c'est un homme avec une belle personnalité et il a un très bon sens de l'humour. J'ai fait un voyage en Europe [Finlande] avec lui, au mois février, ça m'avait permis de mieux le connaître.»

Selon lui, Bergevin n'arrive pas à ce poste prestigieux sans préparation. Au fil des ans, il a gravi les échelons menant au sommet de la profession réservée à seulement 30 hommes de hockey à travers l'Amérique. «Il a fait ses classes et il a une bonne vision du hockey. Il connaît aussi beaucoup de monde dans la LNH, il possède de bonnes relations avec des agents et des gens du milieu, comme Pat Brisson et Mario Lemieux. Dans le hockey d'aujourd'hui, c'est important d'avoir un bon réseau de contacts, et là-dessus, il n'arrive pas à Montréal avec les mains vides.»

Pas en vacances...

À la blague, Michel Dumas ajoutait aussi qu'il ne «s'en allait pas là-bas pour prendre des vacances...», sachant bien que son boulot sera scruté à loupe par journalistes, analystes, commentateurs et partisans. Heureusement pour lui, le Canadien n'est pas totalement à reconstruire malgré la 15e et dernière place au classement de l'association de l'Est. «Il a de l'ouvrage à faire, mais il ne part pas à zéro. Le Canadien possède un bon gardien [Carey Price], un jeune défenseur [P.K. Subban], un ailier de puissance [Max Pacioretty] et quelques bons vétérans, dont Erik Cole.»

Encore une fois, cependant, une équipe de la LNH pige dans le personnel des Blackhawks pour trouver l'employé de rêve. Au cours des dernières années, Chicago s'est séparé (de façon volontaire ou non) de Rick Dudley, Dale Tallon, Ken Cheveldayoff et Bergevin. «Pour une organisation, c'est flatteur de voir ses hommes de hockey courtisés. Mais ils vont trouver un autre gars pour le remplacer, je ne suis pas inquiet.»

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