La philosophie de Dale Hunter

<p>Carl Tardif</p>

Carl Tardif
Le Soleil

(Québec) Dépisteur professionnel pour les Capitals de Washington, Martin Pouliot se réjouit de leur présence en deuxième ronde éliminatoire de la LNH. Mais plus encore, il est ravi de constater que les joueurs vedettes du club ont finalement adopté la méthode de travail implantée par Dale Hunter, appelé en renfort pour sauver la saison.

Bien sûr, les Capitals ne sont pas aussi flamboyants qu'ils l'ont déjà été. N'empêche, ils viennent d'éliminer les champions en titre de la Coupe Stanley et ils se frotteront à l'équipe de tête de la conférence de l'Est, les Rangers de New York, à compter de cet après-midi (15h).

«Au lieu de perdre 6-5, on gagne 2-1. Tout le monde joue de même dans la Ligue. C'est le choix qu'ils [les joueurs] avaient à faire pour que la saison se prolonge au-delà de la première ronde», constatait l'homme de hockey de Charlesbourg.

Pouliot a noté une différence dans le jeu des Caps dès le premier match contre les Bruins, qui, selon lui, ont été dérangés par l'implication de leurs adversaires de la capitale américaine et leur succès à bloquer les lignes de tir en provenance des défenseurs ennemis.

«Les gars sont dédiés à la cause. Je ne veux pas parler contre les autres entraîneurs, mais on ne voyait pas ça avant. Il s'agit d'un changement majeur apporté par Dale [Hunter], qui réussit aussi à valoriser cela et parvient à convaincre les joueurs de talent à le faire. La qualité de Dale, c'est qu'il ne bluffe pas. Si tu veux avoir plus de temps de glace, tu dois jouer comme il le demande, sinon tu es limité à 12-13 minutes», soulignait celui qui observait le match entre l'Océanic et les Mooseheads, hier soir, à Rimouski.

Avec les Caps depuis 1998

Pouliot travaille pour les Capitals depuis 1998. Après avoir été longtemps dépisteur amateur, il a profité du départ de Larry Carrière avec le Canadien pour changer de fonction, l'an passé. Il termine sa deuxième saison comme dépisteur professionnel, un poste qui l'amène à surveiller les joueurs de 18 à

23 ans, autant dans le junior majeur que dans la Ligue américaine. C'est Alan Haworth, l'ancien ailier des Caps et des Nordiques, qui l'a remplacé comme recruteur au Québec pour l'organisation.

«Ce que j'aime, c'est de pouvoir suivre leur développement. Avant, je pouvais être quatre ou cinq ans sans voir un gars qu'on avait évalué à 17 ans. Là, ça me permet de constater si on avait eu raison de le repêcher ou non, de donner une deuxième chance à un autre, comme l'ont fait avec succès les Coyotes de Phoenix avec plusieurs ex-choix de première ronde. Je constate aussi que la Ligue américaine, c'est un passage obligé, à moins d'être un jeune exceptionnel. Ce rôle me permet de m'améliorer encore plus comme dépisteur», expliquait celui qui célébrait son 44e anniversaire, hier.

Les Capitales alignent plusieurs joueurs issus de leurs repêchages. Certains, comme le gardien Braden Holtby, sont passés par les Bears de Hershey.

«Lui, ça a été un bon choix de quatrième ronde [2008]. Il ne jouait pas pour un gros club à Saskatoon, mais il recevait beaucoup de lancers et nous l'avions évalué longtemps. Dans les matchs de pression, il faisait bien. Il bougeait aussi très bien la rondelle et ça aide notre défensive qui n'est pas la plus mobile. Ce n'est pas la première fois que l'on confie le filet à un jeune, il répond bien malgré son manque  d'expérience», disait celui qui est aussi admiratif de la vitesse de Marcus Johansson, le premier choix de 2009.

***

L'importance du caractère

Le repêchage n'est pas une science exacte. S'il est facile de choisir un espoir nommé Alexander Ovechkin, ça prend du flair pour trouver une perle rare dans les rondes éloignées. Au fil des ans, les Capitales ont souvent sélectionné les meilleurs joueurs disponibles, favorisant les habiletés individuelles au détriment de la force de caractère.

«Si on regarde les clubs qui connaissent du succès dans les séries, cette année, ce sont surtout ceux qui ont adopté une philosophie de groupe, où l'effort collectif a préséance sur tout. Avant le septième match contre les Bruins, Dale Hunter avait dit que l'auteur du but décisif en prolongation était souvent l'oeuvre d'un gars de troisième ou quatrième ligne. Il était pas mal sur la coche, parce que c'est Joel Ward qui l'a fait», notait Martin Pouliot à propos de l'ancien du Wild et des Predators, mis sous contrat à titre de joueur autonome, justement pour ajouter une autre dimension à l'équipe.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer