Philippe Marquis, le chef des bosses

Maude Tremblay, chef d'un Sushi Taxi, a offert... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Maude Tremblay, chef d'un Sushi Taxi, a offert hier au skieur acrobatique Philippe Marquis, qui est en compagnie de Jean-François Tremblay, président de la fondation Les Amis de Samuel, quelques leçons de cuisine sur les sushis.

Le Soleil, Pascal Ratthé

(Québec) Durant ses vacances, Philippe Marquis passe de la piste de bosses au comptoir à sushis. Le temps d'amasser des fonds pour une bonne cause. Sinon, il prépare déjà sa prochaine saison.

Le skieur acrobatique de Sainte-Foy rentre en gymnase dès la semaine prochaine. Question de mettre la table pour une saison pré-olympique qui s'annonce très prometteuse. Surtout après l'hiver qui vient de passer, de loin sa meilleure campagne en carrière. Quatrième au classement général de la Coupe du monde, quatre podiums et une victoire, sa première en carrière sur le circuit mondial.

«Ç'a été une saison de rêve, pour moi», admet-il d'emblée. «De revenir aussi fort à ce niveau-là après une saison écourtée par une blessure, c'était presque inespéré.»

En fait, sa saison 2011 s'est terminée dès 2010. En décembre de cette année-là, Marquis n'avait pris part qu'à deux épreuves de Coupe du monde de bosses avant qu'une sérieuse blessure à l'épaule gauche vienne le plomber. Une opération s'est avérée nécessaire. Sa descente officielle suivante a eu lieu 360 jours plus tard, en décembre dernier.

«J'ai eu beaucoup de questionnement. Mais comme je suis passionné, ce n'est pas un petit problème qui allait m'arrêter de faire du ski», assure-t-il d'un large sourire.

Une attente qui aura valu la peine. La récente campagne a évolué en crescendo avec huit places parmi les 10 meilleurs en 13 épreuves, dont les cinq dernières. Puis le paroxysme, son triomphe à Are, en Suède, le 9 mars. «Ç'a été le point culminant de ma saison, comme un point d'exclamation», savoure encore Marquis.

«Ç'a aussi été un moment très émotif avec mon coach, Rob Kober, qui m'entraîne depuis cinq ans. Il a aussi entraîné mon frère», souligne le frérot de Vincent Marquis, quatrième de l'épreuve de bosses en simple des Jeux de Vancouver, en 2010, et retraité depuis deux ans.

Similitudes entre frères

Notons les similitudes entre la saison 2012 de Philippe et la saison 2008 de Vincent. Première victoire et quatre podiums en Coupe du monde, à deux ans des Jeux. À 22 ans, Philippe a même une année d'avance sur son frangin. Vincent avait toutefois fini troisième au classement.

Ce qui augure bien pour Sotchi, à l'hiver 2014. Marquis et l'équipe canadienne ont déjà tenu deux camps d'entraînement sur la piste olympique. «On veut mettre toutes les chances de notre côté», confie celui qui estime que le parcours russe «ressemble beaucoup à celui de Vancouver».

Aujourd'hui, il sera derrière le comptoir d'un Sushi Taxi, pour une journée au profit de la fondation Les Amis de Samuel. Le restaurant lui servait déjà de commanditaire. Il s'associe maintenant avec la fondation qui fournit une aide de première ligne, surtout alimentaire, à des familles et à des élèves défavorisés des écoles de Québec.

Sushi Taxi remettra 2 $ par assiette thématique vendue dans ses 13 restaurants, dont 6 dans la région de Québec. L'objectif est de recueillir 10 000 $.

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