«Nous ne sommes pas d'accord avec l'affirmation de la mairesse Scruggs», a répliqué par courriel au Soleil le commissaire adjoint de la Ligue nationale de hockey (LNH), Bill Daly. Il réagissait à la sortie, mardi, de la mairesse de la ville de Glendale, où sont basés les Coyotes de Phoenix.
En pleine séance de révision du prochain budget, Elaine Scruggs a lancé une phrase assassine au sujet des dirigeants de la LNH: «Ils nous ont bernés.» Selon elle, Bill Daly avait assuré aux membres du conseil municipal en 2011 que la Ligue, qui est propriétaire des Coyotes, était sur le point de conclure une entente avec un acheteur potentiel. C'est pour cette raison que les autorités municipales avaient accepté de s'engager à verser un deuxième montant de 25 millions$ cette année. «Il a dit qu'une entente était imminente et que nous n'aurions jamais à payer 25 millions$. [...] Un an plus tard, ils nous demandent le même montant, et il n'y a pas l'ombre d'un acheteur», a révélé la mairesse, qui a accusé la Ligue de vouloir être en contrôle de tout le processus et d'avoir tenu à l'écart la Ville de Glendale depuis quatre ans que durent ces tractations.
Le commissaire adjoint de la Ligue, habituellement avare de commentaires sur tout ce qui touche les négociations entourant les Coyotes, a vivement réagi et s'est défendu d'avoir adopté cette attitude. «La LNH a été complètement ouverte, transparente et franche avec la Ville de Glendale tout au long du processus», a-t-il rétorqué.
À quelques jours du début des séries éliminatoires dans la Ligue nationale de hockey, l'avenir des Coyotes dans le désert de l'Arizona n'est toujours pas assuré. Au cours des dernières semaines, la Ligue s'est limitée à dire que des discussions sont toujours en cours avec des acheteurs potentiels prêts à garder l'équipe au Jobing.com Arena. Récemment, M. Daly a cependant admis qu'une décision allait devoir être prise tôt ou tard. Il avait aussi convenu que le Colisée Pepsi de Québec pourrait accueillir une équipe en attendant la construction du nouvel amphithéâtre.
Labeaume pas inquiet
Questionné jeudi sur la sortie de la mairesse Elaine Scruggs, qui a affirmé que «peut-être que les autres villes qui veulent obtenir l'équipe devraient être informées de ce dans quoi elles s'embarquent quand elles veulent faire des affaires avec la LNH», le maire Régis Labeaume n'a pas eu l'air inquiet outre mesure. «Ça m'étonnerait», a-t-il laissé tomber quand un journaliste lui a demandé s'il craignait de se faire berner par la Ligue. «Je n'ai rien à dire», a été son seul autre commentaire sur le sujet.