L'ancienne gloire des Nordiques, qui était intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ à Montréal mercredi, n'a pas caché son intérêt pour les postes à pourvoir chez le Canadien et la future formation de Québec. Une ville qui, estime-t-il, retrouvera une franchise de la LNH sous peu.
«Ça fait 22 ans que je suis parti, mais je sais que Québec, la ville, et l'économie sont mieux que ce qu'ils ont jamais été. Et on a vu ce qui s'est passé la semaine passée avec l'annonce de la construction d'un nouveau colisée... Pour moi, ce sont toutes des étapes nécessaires pour la venue d'une nouvelle équipe à Québec», a estimé Goulet, qui a cumulé une fiche de 548 buts et 1152 points en 1089 matchs avec les Nordiques et les Blackhawks.
Pour le légendaire ailier gauche, la capitale serait une destination naturelle, lui qui a évolué deux saisons avec les Remparts, où il a connu une extraordinaire campagne de 73 buts et de 135 points en 1977-1978, et 11 autres saisons avec les Bleus, de 1979 à 1990.
«Que ce soit à Québec ou n'importe où, j'adorerais ça retourner dans une équipe pour diriger et dans n'importe quelle fonction. Et c'est sûr que Québec, c'est là que j'ai joué le plus au hockey professionnel, dans ma carrière. Ce serait une place où j'aimerais aller pour relancer une équipe et la maintenir au sommet de la Ligue», a fait savoir le «Gou», qui se pourlèche déjà à l'idée des fréquenter les «bons restaurants» de la capitale.
Même chez l'ennemi!
L'ancienne vedette des Fleurdelisés n'exclut pas pour autant de joindre les rangs du Canadien, même si, pendant longtemps, il s'agissait de l'ennemi à battre! «Si je suis appelé, c'est sûr que je vais répondre. Ce serait quelque chose de grandiose, quelque chose d'extraordinaire.
«Naturellement, c'est une ville où les attentes sont élevées. Mais l'histoire de Montréal est encore plus grande. Ce serait tout un honneur, même si c'est juste pour avoir un coup de téléphone et être convoqué en entrevue», a admis Goulet, dont le contrat à titre de dépisteur professionnel chez les Flames viendra à échéance le 1er juillet.
À la retraite de la compétition depuis 18 ans, l'éternel 16 des Nordiques ne voit pas d'un mauvais oeil une association avec le Canadien, lui qui a mis en veilleuse la vieille rivalité avec le club de la métropole.
«On regarde pas ça comme ça quand la carrière est finie. Tu passes à autre chose. Il va y avoir juste un gérant à Québec, juste un gérant à Montréal. Que ce soit ici ou là, je vais aller à la première place où il y aura une opportunité. Si quelqu'un m'offre quelque chose, je n'attendrai pas nécessairement que les Nordiques reviennent dans deux ans...» a laissé entendre l'homme de hockey établi à Denver.
D'une manière comme d'une autre, Goulet se dit maintenant prêt à relever le défi, lui qui fait ses classes depuis sa retraite.
«Ce serait un superbe défi. Naturellement, tu aimerais ça avoir la chance à quelque part de le prouver. Mais il n'y a que 30 dg dans la Ligue, ce n'est pas comme s'il y avait 3000 jobs. Mais dans n'importe quelle fonction, avec une organisation, je suis prêt. Ce serait le fun
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