Débarquées à l'aéroport de Sainte-Foy tard hier soir, les 12 joueuses et leurs entraîneurs venaient de mettre le point final à un conte de fées. Quatrième couronnement en cinq ans au Canada. Sans jamais s'être assises sur le trône du Québec.
Mieux encore cette fois-ci. En finale canadienne, les Dynamiques ont vaincu les Blues du Collège Dawson de Montréal. Celles-là mêmes qui les avaient battues en finale provinciale, deux semaines plus tôt. Avant cette victoire de 86-56, Sainte-Foy avait eu le dessus sur Dawson une seule fois en quatre duels cette saison.
«À ma grande surprise, les filles voulaient rejouer Dawson en finale canadienne», a révélé Dagenais, au terme de la «saison presque parfaite» d'«une équipe «extraordinaire» à «l'esprit de corps unique».
La différence entre les finales, québécoise et canadienne? Le 4 mars, au Collège Édouard-Montpetit, les Dynamiques avaient lancé 5 en 24 (21 %) de l'extérieur de la ligne de trois points et 19 en 82 (23 %) en phase de jeu. Samedi, à Lethbridge, elles ont offert une performance «de malade», dixit leur coach, avec 9 en 15 (60 %) du trois points et 29 en 59 (49 %) entre les sifflets.
La princesse de ce conte de fées s'appelle Sarah-Jane Marois. Avec une récolte de 74 points dans les trois matchs du tournoi, 23, 26 et 25, la numéro 13 a été nommée joueuse par excellence du championnat. À sa première année collégiale, la garde de 5' 7'' n'a que 17 ans. Elle a sauté sa maternelle!
«Je savais que j'étais capable de bien faire, mais pas à ce point-là», a confié Marois, une résidante de Cap-Rouge et produit du Séminaire Saint-François. La cinquième pointeuse de la première division collégiale québécoise en saison, avec une moyenne de 15 points par match, admet qu'elle ne s'attendait pas à jouer autant à son année recrue.
Des universités américaines lui font déjà de l'oeil. Comme l'Université du Massachusetts à Boston et le Collège Lafayette d'Easton, en Pennsylvanie. «Je pourrais aussi décider de jouer universitaire ici. Mais c'est encore loin, il me reste deux ans de cégep», a souligné Marois.