Basketball collégial: le conte de fées des Dynamiques

Olivier Bossé
Le Soleil

(Québec) Aux oiseaux depuis leur triomphe de samedi soir en finale du Championnat canadien de basketball collégial, les filles des Dynamiques de Sainte-Foy ont quand même dû prendre l'avion pour rentrer de Lethbridge à Québec. En passant par Winnipeg et Toronto. «C'est pas mal moins long avec la bannière de championnes dans nos bagages», a assuré l'entraîneur Patrick Dagenais.

Débarquées à l'aéroport de Sainte-Foy tard hier soir, les 12 joueuses et leurs entraîneurs venaient de mettre le point final à un conte de fées. Quatrième couronnement en cinq ans au Canada. Sans jamais s'être assises sur le trône du Québec.

Mieux encore cette fois-ci. En finale canadienne, les Dynamiques ont vaincu les Blues du Collège Dawson de Montréal. Celles-là mêmes qui les avaient battues en finale provinciale, deux semaines plus tôt. Avant cette victoire de 86-56, Sainte-Foy avait eu le dessus sur Dawson une seule fois en quatre duels cette saison.

«À ma grande surprise, les filles voulaient rejouer Dawson en finale canadienne», a révélé Dagenais, au terme de la «saison presque parfaite» d'«une équipe «extraordinaire» à «l'esprit de corps unique».

La différence entre les finales, québécoise et canadienne? Le 4 mars, au Collège Édouard-Montpetit, les Dynamiques avaient lancé 5 en 24 (21 %) de l'extérieur de la ligne de trois points et 19 en 82 (23 %) en phase de jeu. Samedi, à Lethbridge, elles ont offert une performance «de malade», dixit leur coach, avec 9 en 15 (60 %) du trois points et 29 en 59 (49 %) entre les sifflets.

La princesse de ce conte de fées s'appelle Sarah-Jane Marois. Avec une récolte de 74 points dans les trois matchs du tournoi, 23, 26 et 25, la numéro 13 a été nommée joueuse par excellence du championnat. À sa première année collégiale, la garde de 5' 7'' n'a que 17 ans. Elle a sauté sa maternelle!

«Je savais que j'étais capable de bien faire, mais pas à ce point-là», a confié Marois, une résidante de Cap-Rouge et produit du Séminaire Saint-François. La cinquième pointeuse de la première division collégiale québécoise en saison, avec une moyenne de 15 points par match, admet qu'elle ne s'attendait pas à jouer autant à son année recrue.

Des universités américaines lui font déjà de l'oeil. Comme l'Université du Massachusetts à Boston et le Collège Lafayette d'Easton, en Pennsylvanie. «Je pourrais aussi décider de jouer universitaire ici. Mais c'est encore loin, il me reste deux ans de cégep», a souligné Marois.

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