Mort de Nik Zoricic en skicross: Marcel Aubut attristé

Ancien skieur alpin, Nik Zoricic (qu'on voit ici...

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Ancien skieur alpin, Nik Zoricic (qu'on voit ici sur une photo prise en 2009) s'était tourné il y a quelques années vers le skicross.

 

Le Soleil
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Me Marcel Aubut, président du Comité olympique canadien, a réagi par voie de communiqué à l'annonce de la mort de Zoricic. «C'est avec une immense tristesse que nous avons appris que le Canada a perdu un membre de sa communauté sportive aujourd'hui. Au nom du Comité olympique canadien, j'offre mes sincères condoléances aux amis, à la famille et aux partenaires de Nik Zoricic, de même qu'à tous les membres de Canada Alpin. Nik était un exemple inspirant de la passion pour le sport, si importante pour notre fierté et notre identité nationales. Nos pensées et nos prières sont avec sa famille et tous les membres de la communauté sportive et alpine en cette période difficile.»

De son côté, la skieuse de l'équipe nationale de ski alpin Kelly VanderBeek a partagé sa tristesse sur Twitter après la disparition de son ami d'enfance, avec qui elle a grandi sur les pentes. «Je suis démolie, alors je ne peux qu'imaginer comment sa famille se sent. Je suis tellement désolée. J'envoie de l'amour», a-t-elle écrit.

Quant à l'ancien skieur alpin Brian Stemmle, il était lui aussi visiblement sous le choc si l'on se fie au tweet qu'il a envoyé. «Je n'arrive pas à croire cette tragique nouvelle. Nik Zoricic est mort? Ça me rend malade.»

Des risques connus et assumés

Sur son site Web, Canada Alpin ne le cache pas: le skicross n'est pas pour les amateurs de sports tranquilles. «Surnommé le "NASCAR sur des skis", le skicross est devenu la réponse hivernale au roller derby. Peu importe la façon de le décrire, vous ne pouvez prétendre que le skicross est ennuyeux», peut-on lire dans la description de la discipline sur le site Internet de la Fédération canadienne de ski.

Un sport qui réussit bien aux Canadiens, alors que Chris Del Bosco, notamment double médaillé d'or aux X Games, et Ashleigh McIvor, médaillée d'or aux JO de Vancouver en 2010, ont aidé à faire exploser sur la planète la popularité du skicross. Un engouement qui ne chasse pas les risques, cependant... des risques bien assumés, alors que de quatre à six coureurs s'élancent en même temps pour la victoire.

«Excitant à suivre»

«L'unique agencement d'une topographie exigeante au niveau technique et d'une course en confrontation directe fait du skicross un sport excitant à suivre pour le spectateur. Le contact entre les coureurs est désapprouvé, mais le format du sport signifie que seront au rendez-vous frissons et chutes», résume-t-on sur le site de Canada Alpin.

Avant le décès de Nik Zoricic, hier en Suisse, ce sport extrême avait d'ailleurs déjà connu quelques accidents sérieux. En janvier 2010, avant les JO de Vancouver, l'un des espoirs français, Florent Astier, avait subi une violente chute sur une piste glacée à Lake Placid, aux États-Unis. Ayant perdu l'usage de ses jambes, il est aujourd'hui en fauteuil roulant.

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