«J'ai eu la piqûre pour le sno-cross dès ma première expérience», a expliqué Villeneuve, un coureur originaire de Saint-Émile. «Et je n'ai jamais arrêté d'en faire par la suite. Pour moi, c'est comme une maladie. L'adrénaline que je ressens lors d'une course ne se compare en rien à ce que me procurait le hors-piste. Quand le signaleur donne le départ, tu augmentes toujours ton intensité d'une coche, tu pousses encore plus ta machine et tu donnes tout ce que tu as.
«D'une année à l'autre, tu cherches aussi à augmenter le niveau de ton calibre. C'est pour cette raison que depuis l'année dernière, j'essaie de me battre avec les Dave Allard et Dave Asselin, les meilleurs. Mais il m'en manque un peu.»
Champion de la classe sport en super stock et en open à sa première saison en sno-cross (2006-2007), Villeneuve a ensuite passé deux saisons dans la classe semi-pro. Des blessures récurrentes au genoux l'ont empêché de faire des campagnes complètes, un malheureux scénario qui s'est répété la saison dernière et cette année dans le pro.
Cette année, par exemple, il s'est blessé lors des qualifications de l'épreuve présentée à Shipshaw (ville Saguenay). Par la suite, il a dû rater les rendez-vous de Louiseville et de Valcourt.
«J'ai des atèles, mais ça ne semble pas être suffisant. Il faut toujours que je me méfie lorsque j'atterri. Je dois toujours m'assurer d'être un peu accroupi afin de m'assurer que l'impact se fasse dans le bons sens du genou. Le problème c'est que ces blessures ne sont pas suffisantes pour refroidir mon ardeur en piste et ma passion pour le sno-cross. Surtout que je continue à m'améliorer.»
Moins de moyens
Interrogé sur ce qui lui manquait afin de rivaliser avec les meilleurs du circuit québécois, Villeneuve a indiqué que c'était un peu de tout. De l'expérience, bien entendu, mais aussi des moyens physiques et mécaniques. Ainsi, contrairement aux têtes d'affiche de la catégorie pro qui ont une motoneige pour courir en super stock et une autre pour faire les épreuves en open, il n'a qu'une machine. Et il ne peut pas compter sur une équipe de mécaniciens. Finalement, ses rivaux ont la chance de s'entraîner davantage.
«Ils ont aussi beaucoup de talent et ils sont très bons. Mais on ne sait jamais, avec le temps, je vais peut-être arriver à rouler en avant. Et ma troisième place en Open à Roberval en fin de semaine passée, mon meilleur résultat en carrière dans le pro, m'a beaucoup encouragé et donné de la confiance. Je ne vois plus les Allard et Asselin du même oeil. Je me dis qu'ils ne sont peut-être pas inatteignables.
«Après Lévis, il nous restera deux jours de courses à Chicoutimi et deux autres à Saint-Jean-de-Matha. J'aimerais donc retourner sur le podium une couple de fois d'ici la fin de la saison.
Villeneuve sera en action aujourd'hui au Snowcross de Lévis présenté au Centre de congrès et d'exposition de Lévis. Les qualifications auront lieu à compter de 10h et les finales dès 13h.