La LNH nie la vente des Coyotes de Phoenix

Les Coyotes de Phoenix ont été achetés en... (Photo archives AP)

Agrandir

Les Coyotes de Phoenix ont été achetés en 2009 par la LNH au coût de 140 millions $. Aujourd'hui, la ligue demande 170 millions $ pour l'équipe.

Photo archives AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les Coyotes de Phoenix seraient sur le point d'être vendus à un groupe d'acheteurs qui veulent garder l'équipe à Glendale, en Arizona, selon un journal économique de Phoenix. La Ligue nationale a refusé de confirmer l'information.

Selon l'article du journaliste Mike Sunnucks, du Phoenix Business Journal, la Ligue nationale de hockey (LNH) serait sur le point de s'entendre avec le groupe de l'ex-chef de la direction des Sharks de San Jose, Greg Jamison. Le déménagement des Coyotes de Phoenix, que plusieurs espèrent voir s'établir à Québec, serait donc remis en question puisque l'objectif de M. Jamison est de faire jouer l'équipe à Glendale, dans l'aréna Jobing.com. Il doit s'entendre à la fois avec la Ville et avec la LNH.

Mais en mi-journée, ni la LNH, propriétaire de l'équipe, ni la Ville de Glendale n'ont voulu confirmer la nouvelle.

Du côté du commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, Le Soleil a eu droit à ce bref commentaire, envoyé par courriel: «Il n'y a rien à annoncer à ce moment-ci. L'équipe n'a pas été vendue.» Il a ajouté qu'aucune annonce n'était prévue bientôt. Une réaction qui n'étonne pas l'auteur de l'article.

«La Ligue a nié pratiquement chaque information sur ce front, d'abord en ce qui a trait aux Coyotes, mais elle niait aussi le déménagement des Trashers d'Atlanta à Winnipeg. Alors ce n'est pas surprenant», a commenté Mike Sunnucks, par courriel.

Glendale «très optimiste»

À la Ville de Glendale, la mairesse Elaine Scruggs ne nous a pas rappelés. Mais la porte-parole de la municipalité, Julie Frisoni, a indiqué au téléphone que «la Ville n'émettrait pas de commentaires aujourd'hui sur ces reportages. Notre politique veut que nous ne nous prononcions pas sur les négociations tant qu'elles sont en cours et tant qu'il n'y a pas quelque chose à annoncer».

Mais justement, y aura-t-il quelque chose à annoncer bientôt? «Nous sommes très optimistes», a commenté Mme Frisoni.

L'article a rapidement fait le tour de la blogosphère sportive et des réseaux sociaux mardi matin. Des internautes de Phoenix, mais aussi de Québec et de Seattle, deux villes qui lorgnaient du côté de l'Arizona pour obtenir une équipe de hockey, ont relayé la nouvelle. Mais il s'en trouvait aussi pour douter fortement que cette fois-ci soit la bonne, après quelques tentatives avortées de vente de l'équipe.

Mardi, en matinée, le conseiller municipal Phil Lieberman était à l'affût des informations concernant la possible vente des Coyotes. Le présentateur sportif Tim Ring venait de mettre un bémol important sur les ondes de Channel 3 au moment où Le Soleil a contacté M. Lieberman.

«Il a dit que bien que trois offres étaient sur la table, aucune d'entre elles n'était près d'être conclue.»

Même son de cloche du côté de Scott Burnside, d'ESPN, qui tweetait que l'annonce de la vente est «très, très prématurée» et que l'on en est encore au statu quo.

Mike Sunnucks, lui, persiste et signe: «La proposition de Jamison a fait du progrès». Mais il admet qu'il est difficile de prévoir la suite des choses, puisque le dossier ressemble à «un énorme tour de montagnes russes».

Le conseiller Lieberman confirme que l'offre du propriétaire des Bulls et des White Sox de Chicago, Jerry Reinsdorf, et de l'avocat John Kaites est encore sur la table, en plus de celle de Greg Jamison. Mais il mentionne un troisième joueur, «un gars riche de Los Angeles», dont il ne connaissait pas l'identité.

«La chose étrange est qu'en tant que membres du conseil municipal, nous devons garder le silence sur ce que nous savons de Jamison, alors que tout le monde parle de lui», s'est indigné le conseiller.

Phil Leiberman est excédé par la lenteur des tractations et souhaite que cette saga se termine bientôt. Mais il annonce déjà qu'il se battra contre toute entente qui lie la Ville de Glendale et qui implique que davantage de fonds publics soient investis dans l'affaire. En ce moment, sous la colonne des dépenses pour le développement économique dans le budget de l'année 2012, la Ville a inclus un montant de 20 millions$.

«Je vais me battre contre ça. Parce que nous effectuons des coupures dans les bibliothèques, dans les services qui sont le strict minimum. Nous sommes fauchés!»

En 2010, Glendale avait injecté 25 millions $ dans l'équipe, alors qu'en 2011, 20 millions $ de fonds publics sont allés dans les coffres de la Ligue nationale de hockey pour la gestion des Coyotes et l'opération de l'aréna Jobing.com. Elle a prévu injecter 20 millions$ de plus en 2012.

«On ne peut pas continuer comme ça sans couper dramatiquement dans les services auxquels la population a droit.»

M. Lieberman regrette d'ailleurs que deux des trois groupes en lice, soit celui de Jamison et celui de Reinsdorf, négocient en ce moment pour que la Ville leur paie des frais complémentaires pendant des années. Sans vouloir préciser combien, le conseiller parle d'«énormes montants d'argent».

Pour sa part, le groupe de l'homme d'affaires de Los Angeles n'aurait pas cette exigence et serait prêt à payer rubis sur l'ongle. Les trois groupes souhaiteraient garder l'équipe à Phoenix.

Péladeau et Labeaume muets

De passage au Collège François de Laval, pour l'annonce d'un investissement, le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, qui sera aussi gestionnaire du futur amphithéâtre de Québec et qui travaille à ramener une équipe de la LNH dans la capitale, n'a pas commenté la nouvelle de la vente possible des Coyotes.

«Je n'ai pas suivi l'actualité, a-t-il déclaré mardi en fin d'avant-midi. J'étais pris ce matin, j'étais avec le maire.»

Au bureau du maire, on était tout aussi avare de commentaires. «La doctrine du maire Labeaume, c'est qu'en ce qui concerne l'amphithéâtre, c'est nous autres. Et quand c'est le hockey, c'est Quebecor», a répété l'attaché de presse de Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin.

Greg Jamison n'a pas rappelé Le Soleil.

Les Coyotes de Phoenix ont été achetés en 2009 par la LNH au coût de 140 millions $. Aujourd'hui, la ligue demande 170 millions $ pour l'équipe.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer