Red Bull Crashed Ice: les skis en renfort!

Chantale Lampron a obtenu le meilleur temps chez... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Chantale Lampron a obtenu le meilleur temps chez les femmes et un laissez-passer pour l'épreuve de Québec.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Ian Bussières

(Québec) Les participants aux qualifications de l'épreuve de patinage extrême Red Bull Crashed Ice dimanche aux Galeries de la Capitale étaient conscients que leurs aptitudes de hockeyeurs ou de patineurs ne seront pas suffisantes s'ils veulent se démarquer sur la grande piste glacée le 17 mars à Québec. Plusieurs ont même déjà décidé de se mettre aussi au ski alpin ou d'ajouter un entraînement de skieur à leur entraînement régulier.

Ancien joueur du Prolab de Thetford Mines, Marc-André... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 1.0

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Ancien joueur du Prolab de Thetford Mines, Marc-André Gaudet a raté la qualification par un dixième de seconde.

Le Soleil, Pascal Ratthé

«Je n'étais pas une skieuse, mais à partir de maintenant, je vais faire du ski!» a lancé Chantale Lampron, qui a obtenu le meilleur temps chez les femmes et un laissez-passer pour l'épreuve de Québec, à laquelle elle avait aussi pris part l'an dernier.

«Je joue au hockey, mais je me suis aperçu que la piste, ce n'est pas du tout la même chose. Pour travailler le bas du corps, être plus stable sur ses patins, faire les sauts et les virages serrés, les aptitudes que tu développes en ski te sont très utiles», poursuit cette enseignante à l'école Vision de Trois-Rivières qui arborait le chandail du hockeyeur slovène Anze Kopitar.

Quant à Hubert Harvey, il y a longtemps qu'il est convaincu des vertus du ski comme préparation au Crashed Ice. «Je ne le savais pas les premières années, mais c'est très utile. Je joue au hockey trois fois par semaine, dont au niveau senior avec le Hyundai Croft de Baie-Saint-Paul, et les quatre autres jours, je fais de l'entraînement lié au ski.»

«Certains vont très vite sur patins, mais n'ont pas de force dans les jambes ou pas assez d'équilibre. Je travaille avec des stabilisateurs et tous les appareils que les skieurs utilisent. Je fais du skicross, ça m'aide au niveau de l'équilibre et de l'agilité et j'apprends aussi à mieux absorber les bosses. Je suis convaincu que tous les meilleurs au monde au Crashed Ice font du ski», explique-t-il.

Étudiant en criminologie à l'Université Laval, Hubert aimerait bien un jour se qualifier parmi les 10 premiers pour participer à la Coupe du monde de Crashed Ice. «Ce serait fantastique, participer à toutes ces épreuves dans plusieurs pays», se surprend à rêver celui qui a obtenu le deuxième temps hier, à des fractions de seconde de Martin Leblond.

Pas de ski pour Leblond, par contre, qui est un hockeyeur préférant mettre l'accent sur l'entraînement cardiovasculaire. «Le parcours est plus long, alors le cardio devient plus important», indique-t-il.

Pas si avantagés

Ceux qui ont évolué dans des calibres plus élevés au hockey ne sont pas nécessairement plus avantagés, comme l'a découvert Marc-André Gaudet, agent de police et ancien défenseur des Tigres de Victoriaville, des Tiger Sharks de Tallahassee et du Prolab de Thetford Mines, qui a raté la qualification par un dixième de seconde.

«Ouf! C'est difficile sans bâton, c'est comme s'il me manquait quelque chose. Ceux qui croient que c'est facile se trompent, car les obstacles sont très rapprochés et il faut savoir doser son coup de patin. C'est quand même une belle expérience, ça fait cinq ans que je m'inscris aux qualifications, mais c'est la première fois que je sors dans le tirage.»

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