Ankylosés par le long voyage de retour du Nouveau-Brunswick, les Kebs semblaient manquer de jambe à l'amorce du match les opposant aux Miracles, hier. Désignés pour entamer la rencontre, Anzuluni, Holmes, Jackson, Spears et Fountain n'ont pas su imposer leur rythme, laissant les visiteurs prendre une avance rapide de 15-2.
C'est là, avec un peu moins de cinq minutes à faire au premier 12, que l'entraîneur Robert Spon a décidé d'envoyer sa deuxième équipe dans la mêlée. L'arrivée de cette dernière s'est immédiatement fait sentir, alors qu'un panier de trois points de Royce Parran démarrait la remontée des Kebs. Ces derniers ne tiraient plus de l'arrière que par 18-10 après le premier quart.
«On était dans la même situation à Moncton, en retard 14-2. Nous sommes revenus et nous avons gagné. Nous avons de la profondeur. Quand ça ne va pas bien, on prend les cinq gars qui sont là et on les remplace par cinq autres. Mes partants savent ça. Et ils ne s'en formalisent pas. S'ils ne jouent pas bien, quelqu'un va les remplacer», a expliqué Spon.
Cette lancée s'est poursuivie au cours d'un excellent deuxième quart, où les Kebs auront dominé leurs adversaires 29-17 dans les points. À la demie, les locaux étaient parvenus à renverser la vapeur, se retrouvant en avant 39-35.
En deuxième moitié, le jeu s'est resserré, mais Québec a su résister aux nombreuses poussées des Miracles pour maintenir son avance, grâce à des troisième et quatrième quarts de 27-22 et 27-25. «C'est le collectif qui a manqué au début du match. Le cinq partant a été un petit peu mou. Mais quand la deuxième équipe est entrée avec un peu plus d'intensité. Ça nous a donné un petit peu de bond pour entrer dans le match. Après ça, ç'a été une question de maintien», a estimé l'ailier Ricky Volcy.
Ce dernier (24 points et 13 rebonds), ainsi que le garde Ralphy Holmes (20 points et 13 rebonds), ont été les meilleurs à l'attaque chez les locaux, complétant leur journée de travail avec des «double double». Des deux, le second cherchait à rebondir d'une sortie moins glorieuse deux jours auparavant, à Saint-Jean, où il avait été expulsé après avoir contesté une décision des officiels.
«Je prenais tout trop personnel. Je me suis mordu la langue, aujourd'hui [hier]. J'ai appris de ce dernier match. Je ne peux être stupide comme ça sans nuire à l'équipe. Mais c'est dur de ne pas répliquer. Je suis de Philadelphie et nous sommes comme ça. On parle. On crie beaucoup... même si je me parle à moi-même la plupart du temps !» a laissé entendre le 24.
Sans chercher d'excuses pour expliquer le piètre début de son équipe, Spon a de son côté admis que les conditions de voyagement difficiles des Kebs n'étaient pas pour aider. «Quand on voyage toute la nuit, qu'on arrive à 6h du matin, et qu'on rejoue à 13h, ce n'est pas facile. L'équipe de Moncton a volé jusqu'ici, elle. Nous sommes la seule équipe de la ligue qui ne vole pas. Ça fait une différence.»