Anneau de glace à l'Université Laval: un Rouge et Or patin?

La Fédération de patinage de vitesse du Québec... (Photo collaboration spéciale Valérie Gaudreau)

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La Fédération de patinage de vitesse du Québec a invité Régis Labeaume à voir l'Anneau olympique de Calgary, intégré au département de médecine sportive de l'Université de Calgary, une idée que la Fédération aimerait concrétiser à l'Université Laval.

Photo collaboration spéciale Valérie Gaudreau

Valérie Gaudreau, envoyée spéciale
Le Soleil

(Calgary) Même si leur priorité reste d'avoir un anneau de glace couvert «tout court», les promoteurs du projet pour Québec admettent avoir un petit penchant pour que le futur bâtiment prenne place sur le campus de l'Université Laval. Et ce, même si l'institution reste à convaincre.

«La faculté de kinésiologie, ça fait des années qu'on en parle. On a essayé de les rencontrer, mais on n'a pas grand signal», déplore l'ancien président de la Fédération de patinage de vitesse du Québec, Gilles Dufour.

Ce véritable pionnier de l'idée de doter Québec d'un anneau couvert ne cache pas qu'il aimerait voir l'Université Laval montrer davantage d'intérêt pour cette infrastructure qui viendrait selon lui bien compléter l'offre d'équipements sportifs de pointe dans le Super PEPS.

C'est en bonne partie pour ça que Gilles Dufour et ses acolytes de la Fédération ont invité le maire Régis Labeaume à voir l'Anneau olympique de Calgary, littéralement intégré au département de kinésiologie et de médecine sportive de l'Université de Calgary. «La seule chose que l'Université nous a dite, c'est qu'ils ne sont pas prêts à éponger un déficit. On est tous d'accord avec ça. L'argent en temps et lieu, on va le trouver.»

Proximité avec un milieu d'études, sport d'élite, recherche. La question se pose : pourquoi pas un Rouge et Or en patin de vitesse?

Patinage courte piste

L'idée serait dans la mire de la Fédération canadien de patinage de vitesse, selon le président du Centre national d'entraînement Gaétan-Boucher, Benoît Lamarche.

«Il y a déjà eu un Rouge et Or patin, ce n'est pas un sport universitaire, mais en courte piste ce serait facile à faire avec Montréal et Sherbrooke, par exemple. On pourrait réfléchir à un modèle», s'enthousiasme l'ex-patineur olym­pique. «Pour moi, un Rouge et Or en patinage courte piste, c'est un rêve! En longue piste, c'est pas réaliste parce qu'il n'y aurait pas d'autres pistes, donc l'Université Laval serait contre... l'Université Laval», illustre-t-il.

«Mais en courte piste, ce serait vraiment réaliste et exceptionnel», estime M. Lamarche, qui croit en la conciliation patin-études. «Le mariage est parfait», croit celui qui est d'ailleurs professeur-chercheur à l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels de l'Université Laval.

«Mais l'Université n'est pas rendue là et ils ont raison. Il n'y a pas de débouchés dans les autres universités en ce moment. Mais ce ne serait pas farfelu.»

>> LU

Un long article consacré au patineur de Québec Muncef Ouardi dans les pages sportives du quotidien Calgary Herald. Il faut dire que l'histoire de l'athlète de 24 ans qui a battu samedi un record personnel au 500 m sans ses patins habituels a fait jaser dans les couloirs du Championnat du monde sprint en fin de semaine. À son arrivée à Calgary, Ouardi a réalisé que la compagnie aérienne qui le transportait depuis Salt Lake City avait perdu ses patins. Le jeune homme a dû demander à sa mère de lui en envoyer une vieille paire, rendant sa troisième place de samedi encore plus réjouissante. «Une nouvelle étoile. Dans de vieux patins», a joliment résumé le journaliste du Calgary Herald George Johnson.

>> VU

Le tout nouveau Panthéon des sports canadiens, à deux pas du Parc olympique de Calgary. Un très bel immeuble au design épuré ouvert il y a six mois. En plus d'y voir des archives et artefacts d'athlètes made in Canada de toutes les disciplines olympiques ou professionnelles, le musée propose des activités interactives. De quoi avoir permis à votre humble serviteur de pratiquer son lancer frappé au hockey, mais aussi de disputer une course virtuelle en fauteuil roulant contre la légendaire Chantal Petitclerc. Un gros 17 secondes qui laisse les bras endoloris pour au moins... 17 minutes!

>> ENTENDU

Les bruyants et très orange partisans hollandais au Championnat de monde sprint à l'Anneau olympique de Calgary. Complètement fous de patinage de vitesse, considéré aux Pays-Bas comme le sport national d'hiver, ils ont l'habitude de se déplacer en masse pour garnir les gradins de toutes les épreuves. Le président de la Fédération de patinage de vitesse du Québec, André Beaulieu, se rappelle d'ailleurs de partisans particulièrement énergiques aux Jeux olympiques de Vancouver, alors que Christine Nesbitt patinait contre une Hollandaise. «Ils criaient plus fort pour que la Canadienne n'avance pas que pour que la Hollandaise avance!»

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