Geneviève Cantin: la natation dans le sang

La nageuse Geneviève Cantin, du Rouge et Or,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La nageuse Geneviève Cantin, du Rouge et Or, pourrait voir son rêve de participer aux JO se réaliser à Londres cet été.

Le Soleil, Patrice Laroche

(Québec) De la piscine familiale de Jonquière à celle du PEPS de l'Université Laval, Geneviève Cantin a grandi dans l'eau. À cinq pieds et neuf pouces, la recette a été efficace. La nageuse pourrait maintenant s'élever jusqu'à l'Aquatics Centre de Londres, cet été, pour les Jeux olympiques.

«C'est un rêve depuis longtemps. Ma mère y est allée», laisse tomber l'athlète de 21 ans. Hélène Boivin a été demi-finaliste au 100 mètres papillon des Jeux de Montréal, en 1976. Elle fait partie du Temple de la renommée de la natation québécoise depuis 2009.

Quinze ans après son expérience olympique, elle donnait naissance au troisième de ses quatre enfants. Jonathan, Éric et Geneviève ont tous nagé avec le Rouge et Or. La benjamine, Élisabeth, a aussi fait des longueurs. Mais elle a récemment «changé du bord de mon père», comme le dit sa grande soeur. Normand Cantin dirige les Piranhas de Saguenay, un club de water-polo.

Quand on vous dit que l'eau de piscine, Geneviève est tombée dedans quand elle était petite. La voilà à deux mois de ses deuxièmes essais olympiques, seule porte d'entrée canadienne vers la grand-messe quadriennale du sport. L'équipe canadienne se composera du 27 mars au 1er avril, dans la piscine du Parc olympique de Montréal.

Cantin se spécialise dans le dos, surtout au 200 mètres. Elle devra y terminer première ou deuxième avec un temps de 2 min 10,8 s ou mieux. Un chrono qu'elle a déjà réussi deux fois, mais pas cette année. «Mais je sais que je vais être capable. Je vais même faire plus bas», lance-t-elle, laissant poindre toute son assurance.

Le problème, c'est que comme la recrue universitaire du Rouge et Or, au moins six autres nageuses à travers le Canada peuvent atteindre ce standard. Au premier chef l'Ontarienne Sinead Russell, 18 ans seulement, qui a établi des records canadiens aux 100 m (59,68 s) et 200 m (2 min 8,8 s) dos. C'était en juillet dernier, en Chine, au Championnats du monde FINA.

À ces mêmes Mondiaux, Cantin avait été stoppée en demi-finale du 200 dos. Une déception. Mais aussi la preuve qu'elle peut nager dans les mêmes eaux que l'élite mondiale. Une dose de confiance a posteriori qui lui sera utile, fin mars.

D'ici là, cette future orthophoniste concourra aux championnats québécois, canadien junior et canadien universitaire. Le tout entrecoupé de deux camps d'entraînement à Pompano Beach, en Floride. Aux bons soins de l'entraîneur du Rouge et Or, Nicholas Perron.

Progression constante

«Sa progression a toujours été constante», analyse Perron. «Chaque année, elle ajoute un petit quelque chose de plus. Dans le sport d'élite, c'est le signe du succès à moyen et long terme. Et elle y arrive grâce à son éthique de travail. C'est un cliché, mais dans son cas, c'est vrai. Elle s'applique à chaque jour. Ses succès n'arrivent pas pour rien», assure-t-il.

Quant à sa domination de cette fin de semaine, en coupe universitaire et Coupe du Québec, Cantin estime qu'«en ce moment, je suis là où je suis supposée être. Il me reste à garder la forme. Il reste la finition.» Il lui reste neuf semaines.

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