«C'est toujours difficile de gagner deux matchs en deux jours», a commenté l'entraîneur-chef des Kebs. «Et après notre performance face au Lightning, je ne cache pas que j'avais peur que nous ayons un laisser-aller aujourd'hui [hier]. Les gars savaient que le Storm occupait l'avant-dernier rang du classement et qu'il avait perdu six de ses sept dernières rencontres. Et dans ce temps-là, il arrive que tu te dises que ça va être facile.»
Spon a expliqué que la présentation de la rencontre en début d'après-midi l'avait obligé à renoncer à tenir un entraînement qui aurait pu lui permettre d'aiguiser la précision, les réflexes et l'intensité de ses hommes. Résultat : les Kebs n'ont pas joué à la hauteur de leur talent.
«Il n'y a pas de doute que les gars n'étaient pas prêts. Tu ne peux pas laisser sombrer le navire sans rien faire, et c'est exactement ce que les joueurs ont fait face au Storm. Les gars semblaient tous dire qu'ils n'étaient pas responsables de ce revers. Mais quand tu perds, tu perds en équipe. J'ai une part de responsabilités dans la défaite et je l'assume.»
Match en dents de scie
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Kebs ont connu un match en dents de scie. Ainsi, au premier quart, ils ont réussi à surmonter un déficit de 11-24 et à se rapprocher à seulement deux points du Storm (24-26). Et au quatrième quart, ils ont presque effacé un déficit de 12 points.
«On a tenté de revenir, mais on l'a fait trop tard. Par la suite, le Storm a repris le contrôle et il nous a sorti du match. C'est simple, Summerside a été beaucoup plus agressif que nous, tant en attaque qu'en défensive. Et nous n'avons pas répondu à leur style de jeu à l'exception des deux dernières minutes de la rencontre. C'est le seul moment où nous avons été vraiment intenses. Et c'est tout ce dont je suis satisfait.
«Mais c'est comme ça. Je l'ai dit souvent, tout le monde peut battre tout le monde dans la Ligue. Et si on ne joue pas avec intensité. Il va arriver ce qui nous est arrivé aujourd'hui [hier].»
Dans la défaite, Ralphy Holmes a de nouveau été le meilleur des siens avec 25 points et 12 rebonds. Royce Parran en a marqué 22 et Jermaine Blackburn, 20. «Notre objectif était de gagner nos six matchs à la maison. Malheureusement, nous avons subi deux défaites. Et on n'a pas le droit de perdre à la maison. Je m'excuse auprès de nos nombreux partisans [plus de 1400] qui s'étaient déplacés au PEPS.
«Il faut maintenant tourner la page sur cette défaite et nous préparer pour notre rencontre contre Oshawa vendredi.»
Kennedy impressionné
John Kennedy, le commissaire de la Ligue nationale de basketball du Canada, est débarqué dans la Vieille Capitale, hier, afin de rencontrer les propriétaires des Kebs, mais aussi les responsables de la Ville afin de solutionner le problème du domicile de la formation québécoise. «Je suis très heureux de ce que j'ai vu jusqu'ici, a expliqué Kennedy. J'ai pu avoir une rencontre avec Sylvain Légaré, le responsable des sports, des loisirs et de la vie communautaire à la Ville de Québec, et je crois que ce premier contact nous a permis d'ouvrir des portes. J'ai aussi assisté à la rencontre des Kebs et j'ai été très impressionné par le nombre d'amateurs qui y étaient. Il ne faut pas oublier que le match était présenté un mercredi après-midi et qu'il était le deuxième en deux jours. Pour moi, c'est le signe que l'équipe compte sur des supporteurs extraordinaires.» Le commissaire aura une autre journée fort chargée, aujourd'hui. Il visitera notamment le Pavillon de la jeunesse, où il ambitionne de voir jouer les Kebs en 2012-2013. Cette visite devrait lui permettre de rencontrer de nouveau Sylvain Légaré.