Julie Labonté: à la recherche d'un second standard

Julie Labonté devra réussir un jet de 18 m30... (Photothèque Le Soleil)

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Julie Labonté devra réussir un jet de 18 m30 au lancer du poids cette saison pour obtenir son laissez-passer pour Londres.

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(Québec) Auteure de son standard olympique le printemps dernier, Julie Labonté devra une nouvelle fois réaliser un jet de 18 m30 au lancer du poids pour obtenir son laissez-passer pour Londres. Elle aura cependant quelques compétitions pour réussir son exploit.

«Je n'aurai pas à tout miser sur ma première compétition, qui aura lieu le 4 avril lors du Sun Angel Invitational disputé à Pheonix», a expliqué celle qui étudie en Family studies and human development à l'Université de l'Arizona. Je n'aurai donc pas trop de pression, car j'aurai une marge de manoeuvre.

«C'est certain, je vais tout faire afin de réussir mon standard à ce moment-là. Mais s'il y a quelque chose qui ne marche pas comme je le souhaite, je vais avoir un plan B et même un plan C. Mon calendrier dépendra de la manière dont iront les choses. Je pourrais prendre part à des compétitions en Arizona et en Californie.»

Parmi les plus jeunes

Julie aura jusqu'à la fin du mois de juin, lors des Championnats canadiens, pour réussir son second standard. Dans le pire des scénarios, elle aurait une dernière chance de le faire lors de cette compétition.

Si elle se qualifiait pour les Jeux de Londres, Julie serait parmi les plus jeunes lanceuses de poids à y prendre part, les athlètes la pratiquant étant à leur meilleur à l'âge de 26-27 ans. Il n'y a donc pas de doute dans l'esprit de la jeune Beauceronne qu'elle sera aussi dans la course pour les Jeux de 2016. Quant à sa marque personnelle actuelle, elle la place à environ deux mètres de celle de la meilleure au monde.

«Chez les 21 ans et moins, je suis cependant classée deuxième au monde. C'est donc très bon et très encourageant. Je suis à deux mètres de la meilleure, mais je n'ai pas atteint ma maturité d'athlète.»

Papa comme coach

Pendant quatre ans, Julie Labonté a pu profiter des services d'un entraîneur privé à temps plein, soit du début de sa carrière jusqu'à son arrivée à l'Université de l'Arizona. Pendant cette période, c'est en effet son père qui s'est occupé de la destinée de sa carrière.

«Il n'y a pas vraiment de clubs dans la région de Québec qui se spécialisent dans le domaine du lancer du poids», a souligné l'athlète de 21 ans. «Si on veut progresser beaucoup, il faut aller au Centre national de lancer et celui-ci est situé en Colombie-

Britannique. Et comme mon père avait l'expérience et les connaissances nécessaires pour m'aider, nous avons décidé d'un commun accord qu'il serait mon coach

Julie ne le cache pas : elle a un peu hésité à confier sa carrière à son père. Elle craignait qu'il y ait un peu de conflits entre son paternel et elle. Mais ses appréhensions ne se sont pas confirmées.

«Il me comprenait très bien, moi aussi je le comprenais. Et comme on se connaissait très bien, nous étions capables de communiquer et d'exprimer nos idées. Nous travaillions aussi chacun de notre côté afin de trouver de nouvelles techniques qui me permettraient de gagner de la vitesse et de la distance. Nous avons parfois eu des prises de bec, mais en général, les choses ont vraiment bien été.»

Période d'adaptation

On le devine, Julie a dû vivre une certaine période d'adaptation avec son nouvel entraîneur à l'université. La confiance et la communication se sont toutefois rapidement installées entre la jeune athlète et son coach.

«Mon père m'avait vraiment bien préparée. Il m'avait donné de très bonnes bases au niveau technique et j'avais pu développer une bonne base musculaire grâce au propriétaire du gymnase de Sainte-Justine. Je n'ai pas eu besoin de changer quoi que ce soit quand j'ai commencé à m'entraîner à l'université. J'avais un très bon niveau. J'ai juste dû polir ce que je possédais.»

Le lancer du poids n'attire pas l'attention des médias comme les épreuves de sprint, qui sont très spectaculaires. Pourtant, Labonté estime que sa discipline mérite qu'on s'y arrête. «Bien des gens restent surpris. La boule est quand même très lourde [4 kg aux Jeux olympiques] et pouvoir la projeter à une certaine distance, c'est quand même assez impressionnant. Et même si nous avons de bonnes masses musculaires, nous sommes capables de nous déplacer très rapidement.»

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