Ce qui avait commencé par un rêve en 2004, lors d'une première expédition au Kilimandjaro, se concrétise finalement, sept ans plus tard, à l'autre bout du globe. L'alpiniste est probablement déjà arrivée au Chili, à moins de problèmes avec la météo. Elle devrait être de retour à Québec demain ou vendredi, pour reprendre le boulot dès lundi au bureau de Raymond Chabot Grant Thornton, à Québec.
C'est grâce à sa soeur, France-Andrée, que nous avons pu avoir des détails sur cette dernière ascension.
«Les premières étapes, jusqu'aux camps 1 et 2, ont été moins difficiles que prévu, dit-elle, mais la dernière partie a été beaucoup plus difficile. Le froid au sommet [à 4892 mètres au-dessus du niveau de la mer] était atroce, d'après ce qu'elle m'a raconté.»
Cette fois-ci, Véronique Denys n'a pas appelé les siens du sommet, comme elle l'avait fait à l'Everest plus tôt cette année. «Elle voulait vivre ce moment pleinement, raconte sa soeur. On s'est parlé après, et elle m'a dit qu'elle se sentait émue le dernier jour, pendant l'approche, mais très heureuse une fois rendue au sommet.»
Contrairement à l'Everest, où les grimpeurs retrouvent la chaleur en redescendant vers le camp de base, le froid est constant au pied du massif Vinson. «Elles étaient tout le temps gelées, même la nuit à l'intérieur du sac de couchage avec les one-piece en duvet.»
Véronique a fait le voyage avec une autre Québécoise, Christine Dubé, qui a elle aussi atteint le sommet de l'Everest cette année, dans le but de relever le même défi des sept sommets.
Les sept sommets en question comprennent les plus hauts points sur chacun des sept continents : mont McKinley (Amérique du Nord), mont Aconcagua (Amérique du Sud), mont Elbrouz (Europe), Pyramide de Carstensz (Océanie), mont Kilimandjaro (Afrique), mont Everest (Asie) et mont Vinson (Antarctique). L'Australie ne figure pas sur cette liste parce que sa plus haute montagne ne pose pas de véritable défi.