Kebs: Jermaine Blackburn, un rêve plus qu'un cauchemar

Le polyvalent Jermaine Blackburn pourra être utilisé à... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le polyvalent Jermaine Blackburn pourra être utilisé à trois positions par Robert Spon.

Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

(Québec) Jermaine Blackburn est un excellent joueur de basketball. Il peut jouer à trois des cinq positions sur le court. Le rêve de tout entraîneur, celui des Kebs au premier chef. Mais il a aussi raté un entraînement, le printemps dernier, ce qui lui a valu d'être congédié par l'équipe de Lawton. Cauchemar.

«Bon, d'accord. Je suppose que je ne suis pas parfait. Je suis humain !» lâche le sympathique gaillard lorsque questionné sur l'incident, après un instant de réflexion. Sur le coup, Blackburn avait expliqué son renvoi par le simple fait qu'il ne s'était pas réveillé, ce matin-là, en Oklahoma.

«J'assume mes responsabilités», tranche-t-il encore aujourd'hui. Mais il nuance. «Je m'ennuyais beaucoup de ma famille, à ce moment-là, surtout de ma fille [Janess, quatre ans]. Ce n'était pas une bonne situation pour moi, le timing était mauvais», insiste le garde de 28 ans originaire de St. Louis, dans le Missouri.

Sa complicité avec l'entraîneur Michael Ray Richardson n'était pas parfaite non plus. Donc pas question pour lui de le suivre à London, cette saison. Il se retrouve quand même au sein de la nouvelle Ligue nationale de basketball (LNB) du Canada, mais à Québec. «Le système de coach [Rob] Spon me convient mieux. Dès le début de l'été, je lui ai dit que je voulais être dans son équipe, et me voici.»

Il a en outre joué en Australie, en Idaho dans la D-League et a participé aux camps présaisons des Sonics de Seattle et des Cavaliers de Cleveland, dans la NBA. Il est à Québec pour apprendre un peu de français, gagner un championnat et peut-être se faire voir par le grand circuit. «J'ai un brillant avenir devant moi», promet-il.

Pour avoir joué avec lui dans la United State Basketball League, Blackburn était de ceux qui rêvaient de voir Jamario Moon porter le logo à la grenouille, cet hiver. Mais après quelques jours dans l'entourage des Kebs, le lock-outé de la NBA (278 matchs) a pris le chemin du Mexique pour un salaire de 15 000 $ par mois. À Québec, on pouvait lui consentir au plus 1300 $ par mois.

Toujours six Canadiens

Dimanche, les Montréalais Marc-Daniel Renélique et Louis-Patrick Levros, le Torontois Sherone Edwards et l'Américain Demetrius Fleetion ont été retranchés. Spon a maintenant 16 joueurs sous la main, dont six Canadiens. La LNB en exige un minimum de deux par équipe.

Treize joueurs s'entraînaient, lundi, au Cégep Limoilou. Sur place, le Montréalais Sheray Thomas recevait des traitements à l'épaule. Son concitoyen Ricky Volcy était quant à lui à la maison, dans la métropole. Jean-Philippe Morin vient d'être réopéré au genou et son retour au jeu pourrait attendre jusqu'aux Fêtes.

NOTES : L'ancien de la NBA Dontell Jefferson (six matchs) devait débarquer lundi soir, à Québec... Avec l'arrivée prochaine du vétéran Shaun Fountain, qui jouait aussi avec Lawton la saison dernière, l'entraîneur devra prendre plusieurs décisions... Spon compte rédiger son alignement officiel de 12 gars, 13 avec Morin, dès vendredi soir, au terme du match préparatoire disputé au Cégep Limoilou contre les Mill Rats de Saint-Jean (N.-B.)... La saison commencera le 29 octobre.

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