Le vétéran de six saisons dans la NBA avec Toronto, Miami, Cleveland et les Clippers de Los Angeles participe aux mêmes exercices que les joueurs aspirant à un poste avec l'équipe de la Ligue nationale de basketball du Canada.
«J'ai déjoué sous les ordres de coach Spon, nous sommes toujours de bons amis. Je pensais que c'était une bonne idée de venir au camp pour me tenir en bonne condition physique, mais aussi pour lui donner un coup de pouce. J'adore aussi le Canada, pour avoir joué à Toronto. Là-bas, les gens m'ont fait sentir comme si j'étais chez moi. Quand le coach m'a dit qu'il était à Québec, je me suis dit que ça devait être comme ça partout au Canada et que je devais y aller», indiquait celui qui séjourne dans la capitale avec sa femme et sa fille.
La NBA, rien de moins
L'ancien coéquipier de LeBron James - il a aussi joué avec Chris Bosh et Dwyane Wade - ne prévoit pas enfiler la camisole des Kebs «bien qu'on ne sait jamais», dit-il. Son désir le plus cher est de retourner dans la NBA, une fois le conflit de travail terminé.
«J'ai reçu quelques propositions de l'Europe, mais je voulais voir avant ce qui allait se passer. J'ai longtemps évolué dans les ligues mineures avant d'atteindre la NBA, je ne veux pas vraiment jouer ailleurs que dans cette ligue. Je suis juste ici pour aider les gars, leur montrer ce que je connais du basketball. J'ignore la durée de mon séjour, ça dépendra des offres que l'on me fera.»
L'ailier de 31 ans est un joueur autonome. Il ne sait rien des négociations dans la NBA, si ce n'est que les deux premières semaines du calendrier régulier ont été annulées. Par respect pour celui qu'il a dirigé à Gary [Indiana], dans la USBL, l'entraîneur-chef Robert Spon ne tentera pas de le mettre sous contrat.
«Je ne lui demanderai pas s'il veut jouer avec les Kebs. Si jamais ça se produit, ça viendra de lui. Je ne voudrais pas qu'il prenne le risque de se blesser, d'hypothéquer son avenir. Certains joueurs iront en Europe, mais ici, les salaires ne sont pas aussi élevés», confiait Spon, qui aimerait bien l'avoir à ses côtés comme adjoint.
L'athlète de six pieds huit pouces a gardé un bon souvenir de son ancien entraîneur, qu'il décrit comme étant un motivateur. «Il est pire que dans mon temps», rigolait le joueur de la NBA. «Il ne tolère pas la paresse, mais il n'est pas le genre à te crier par la tête. Par contre, il va te faire savoir ce qu'il veut», indiquait celui qui a aussi déjà joué avec les Harlem Globetrotters.
NOTES : Jamario Moon est débarqué en ville avec Dimirius Fleetion, un joueur à l'essai de sa région en Alabama... L'aventure avec les Kebs du deuxième-but des Capitales, Josh Colafemina, est déjà terminée. L'écart entre lui et les autres joueurs était impossible à combler... Le lanceur des Capitales T.J. Stanton est à l'emploi des Kebs pour le service aux joueurs... Des coupes sont à prévoir aujourd'hui.