Violence au hockey: la LNH doit durcir le ton, juge Guy Lafleur

Bien qu'il ait pris sa retraite depuis belle... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Bien qu'il ait pris sa retraite depuis belle lurette, le «Démon blond» est toujours une figure très populaire, comme en témoignait son passage hier au nouveau magasin Best Buy, en compagnie d'Alain Côté.

Le Soleil, Erick Labbé

Olivier Parent

Olivier Parent
Le Soleil

(Québec) Guy Lafleur a peut-être accroché ses patins pour de bon, au printemps dernier, mais le célèbre hockeyeur demeure un observateur critique de la Ligue nationale de hockey (LNH), surtout s'il est question de violence sur la glace. Le «Démon blond» croit que la LNH devrait durcir le ton, et suspendre un joueur fautif tant et aussi longtemps que sa victime n'a pas réintégré la saison.

 

 

 

 

 

 

 

 

«Le hockey, c'est un jeu viril, c'est pas un jeu de salon. Les contacts, tu vas toujours en avoir. C'est ça que les gens aiment aussi - je parle pas des contacts salauds ou vicieux. Mais faut que ça demeure», exprime d'emblée Guy Lafleur, rencontré hier en marge d'une séance de signatures d'autographes au nouveau Best Buy de Laurier Québec en compagnie d'un autre ancien Nordiques, Alain Côté.

Lafleur ne croit pas que la solution miracle réside dans l'abolition des bagarres et des mises en échec, mais bien dans un durcissement de la LNH.

«C'est juste à la Ligue nationale d'appliquer les règlements, puis que les sanctions soient plus sévères. Moi, je trouve qu'elles sont pas assez sévères.»

Il cite en exemple le coup à la tête encaissé en avril par le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby.

Allonger les suspensions

«D'après moi, c'est une mise en échec légale. Mais si on parle de mise en échec non légale, le joueur [fautif] devrait être suspendu pour le nombre de matchs que le joueur blessé subit. C'est une amende. La Ligue donne deux, trois matchs aux joueurs, ils sont morts de rire», dénonce-t-il.

Lafleur fait également un lien avec les mises en échec et le retrait de la ligne rouge centrale de la patinoire. «Il y a plus de contacts, aujourd'hui, que c'est pas dans le but d'éliminer l'adversaire, c'est dans le but de le blesser, regrette-t-il. Depuis qu'ils ont enlevé la ligne du centre, il y a de plus en plus de commotions cérébrales. Il y en avait pratiquement pas avant. C'est parce que le jeu est plus rapide, les joueurs pensent que, parce qu'ils ont la tête baissée, l'adversaire les frappera pas. C'est le contraire qui se produit.»

Mais selon lui, la principale cause de la prolifération des commotions cérébrales chez les joueurs est l'équipement «de plus en plus rigide». «Est-ce qu'il faudrait qu'ils révisent la conception de l'équipement, le mettent moins rigide?» se questionne-t-il. Il estime que les joueurs de hockey sont mieux protégés que ceux du football.

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