Les Diamants et les Aigles de Trois-Rivières croisent le fer en finale de quatre de sept de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ), une série qui se met en branle aujourd'hui (19h) au Stade municipal. En saison, Québec a eu le dessus 3-2, remportant les trois derniers. Normand Gosselin (4-5 en saison et 2-0 en séries) sera le partant du premier match.
«Nous sommes rendus à la mi-septembre, c'est la finale. Alors oui, on vise le titre, on le veut. C'est tout ce qui manque à notre groupe de vétérans, qui ont déjà gagné dans le midget AAA, en saison régulière et aux Jeux du Canada», indiquait l'homme de baseball, vendredi.
Les Diamants n'ont cependant jamais mis la main sur la bannière de la LBJEQ depuis leur naissance, en 1995. Ils n'ont participé qu'une fois à la finale, soit en 2004 sous la direction de Martin Pouliot.
«En début de saison, l'objectif était de gagner le calendrier régulier, ce qu'on a réussi, comme l'an passé. Par la suite, on gère chaque série à la pièce, selon qui sera là ou non. La présence de Jonathan Paquet est inespérée pour nous parce qu'on pensait qu'il ne serait pas disponible, alors ça nous ajoute de la profondeur au monticule», estimait Roy.
Sans Paquin et Soucy
Pour la finale, les Diamants seront privés de quatre éléments, dont Jean-Philippe Paquin (joueur offensif par excellence de la LBJEQ) et Jean-François Soucy (releveur de l'année). Les deux autres sont Charles Trottier et Didier Landry. «On espère en faire revenir un pour quelques matchs», précisait celui qui sait que l'adversaire sera aussi privé de quatre ou cinq joueurs pour la même raison scolaire.
Les Diamants viennent de franchir les deux premières rondes sans perdre un seul match, balayant Saguenay et Longueuil. La finale pourrait être une autre paire de manches. «À chaque fois que Trois-Rivières et Québec s'affrontent, c'est toujours serré. Comme Longueuil, les Aigles ont un élément de puissance dans leur alignement, mais ils possèdent aussi de la vitesse. Il faudra savoir les contenir. Ce qui est le fun, c'est que les deux organisations se respectent, ça va donner du bon baseball.»
Fait à noter, la finale sera disputée à l'intérieur de stades différents, mais identiques sur les plans architectural et dimensionnel. «Nous avons l'avantage du terrain en nombre de matchs, mais entre les lignes, il n'y a pas de différence. Ce n'est pas comme si on allait jouer dans un petit parc où l'adversaire est habitué d'en profiter.»
Roy se doute bien que les gens de la Mauricie se rangeront derrière leur équipe. Il devait y avoir tout près de 900 personnes au stade Fernand-Bédard, jeudi, pour la conclusion de la demi-finale des Aigles. «J'espère que les maniaques de chez nous vont se donner encore 10 jours de baseball après la finale des Capitales», ajoutait Roy en guise d'appel à l'appui des amateurs.