Andrew Carignan lié à l'histoire du baseball majeur au Québec

Andrew Carignan a fait ses débuts le 2... (Thearon Henderson, Getty Images)

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Andrew Carignan a fait ses débuts le 2 septembre, quand il a lancé la neuvième manche lors d'une victoire de 9-2 des A's sur les Mariners. Le droitier a alors limité l'adversaire à un simple.

Thearon Henderson, Getty Images

Ian Bussières, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Andrew Carignan ne parle pas français et n'a jamais mis les pieds au Canada malgré son nom francophone. Cependant, le destin de ce lanceur, qui vient tout juste d'être rappelé dans les majeures par les Athletics d'Oakland, est étroitement lié à l'histoire du baseball au Québec.

C'est que l'arrière-grand-père du releveur de 25 ans natif du Connecticut était le voltigeur et joueur de premier but Augustin Dugas, qui était devenu en 1930 le sixième Québécois seulement à jouer dans les ligues majeures.

Il y avait passé quatre saisons, deux avec les Pirates de Pittsburgh, une avec les Phillies de Philadelphie et une avec les Senators de Washington, un record pour un natif de la Belle Province à l'époque. Il a ensuite poursuivi sa carrière dans les ligues mineures, notamment avec les Royaux de Montréal, où il a frappé 191 circuits. En 1977, c'est lui qui a effectué le premier lancer lors du premier match des Expos de Montréal au Stade olympique.

«Je me souviens très bien de mon arrière-grand-père. Nous, on l'appelait "Lefty", un surnom dont il avait hérité quand il jouait au baseball parce qu'il était un frappeur gaucher», explique Carignan en entrevue téléphonique au Soleil en parlant de son aïeul décédé en 1997 à l'âge de 90 ans.

«Je me rappelle que la canne que mon arrière-grand-père utilisait était sculptée en forme de bâton de baseball. J'ai toujours eu un rapport spécial avec lui. Je l'avais en grande estime, car il avait atteint les ligues majeures. Nous aimions écouter les histoires qu'il racontait au sujet de sa carrière», poursuit le lanceur, ajoutant que le baseball était une tradition familiale chez lui.

«Mon père et mon grand-père ont joué tous les deux. Mon père a atteint le niveau universitaire. Mais maintenant notre famille est enfin de retour dans les majeures! Ça a peut-être pris trois générations, mais nous sommes là de nouveau!»

Andrew se rappelle également que son arrière-grand-père, dont les parents avaient quitté Saint-Jean-de-Matha pour s'établir au Connecticut, parlait régulièrement français. «Moi, je ne parle pas français, mais j'aimerais beaucoup visiter le Canada pour voir d'où vient ma famille.»

Même si l'une des équipes écoles des Athletics au niveau A faible est située à Vancouver, Andrew n'y a en effet jamais évolué puisqu'il s'est aligné immédiatement avec l'équipe A fort des Athletics située à Kane County après avoir été repêché en 2007.

Plusieurs blessures

«Pour l'instant, mon objectif est de demeurer dans les majeures. Mon parcours n'a pas été facile, j'ai souvent été ennuyé par des blessures et j'ai subi une opération au coude en 2010, mais j'y suis finalement arrivé», poursuit-il.

Celui qui n'avait accordé aucun point à ses deux premières sorties au monticule s'est fait malmener, dimanche, par les puissants Rangers du Texas, à qui il a concédé trois points et cinq coups sûrs en une manche et deux tiers. «Dans les majeures, les stades sont plus gros, il y a beaucoup de gros noms et la compétition est beaucoup plus forte. J'espère continuer à bien lancer et réussir à me tailler une place dans l'équipe au prochain camp d'entraînement», conclut-il.

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