Kebs: terrain de mésententes

Avant de quitter le gymnase du Cégep Limoilou,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Avant de quitter le gymnase du Cégep Limoilou, hier après-midi, l'entraîneur des RazorSharks a servi un avertissement humoristique aux joueurs des Kebs. Les deux équipes se retrouvent au même endroit ce soir pour disputer une participation à la grande finale de la PBL.

Le Soleil, Patrice Laroche

(Québec) La clé du match de ce soir? «Mental toughness.» La dureté du mental. Et ce n'est pas Bob des Boys qui le dit, mais Aaron des Kebs. Spears et ses coéquipiers livrent le combat décisif de leur demi-finale contre les RazorSharks de Rochester, au Cégep Limoilou, à 19h30.

Même si elle s'entraîne chaque jour dans l'institution de la 8e Avenue, l'équipe québécoise de la Premier Basketball League (PBL) n'y a jamais joué. «J'ai joué dans un gymnase de cette dimension quand j'étais à l'école secondaire, ce n'est pas un problème», assure le produit du Dunbar High School de Chicago.

Ses 6' 10'' et 260 livres font de Spears le joueur le plus baraqué dans cette série deux de trois. S'il admet que sa bande privilégie le jeu musclé, au contraire des RazorSharks, qui «préfèrent que ce soit beau», le gros centre estime que la victoire se jouera entre les deux oreilles. «Ce sera à ceux qui feront preuve d'une meilleure endurance mentale.»

Une joute psychologique déjà engagée, hier après-midi, alors que les deux clubs s'entraînaient à tour de rôle au Cégep Limoilou. «Le terrain est trop petit. Et il manque des lignes. Tout ça ne m'apparaît pas réglementaire. Mais ce sera aux arbitres de juger», déballe l'entraîneur de Rochester, Rod Baker, mécontent de l'endroit.

«Ils n'ont jamais joué ici? Eh bien, nous non plus! Mais les partisans des Kebs ont été bons, cette année, et ceux qui étaient là hier [mercredi, au PEPS] ne pourront pas tous rentrer ici demain [aujourd'hui]», souligne Baker. Rien cependant pour l'empêcher de dormir. «J'aimerais mieux être à la maison, mais je dors toujours bien», assure le pilote qui compte 35 ans d'expérience, dont les 10 dernières dans les rangs professionnels. Ses RazorSharks ont gagné le championnat de la PBL en 2008 et en 2009.

L'entraîneur des Kebs lui oppose 28 ans de métier, dont les 14 dernières chez les pros. Et beaucoup de ruse. «Moi aussi si je couchais à l'Hôtel PUR, je dormirais toujours bien», réplique Robert Spon, qui habite un appartement dans Limoilou pour la saison. «On peut s'affronter dehors, s'ils le veulent, enchaîne Spon. Le court est partout pareil. Un bon joueur est bon partout.»

Le coach des locaux aurait «préféré jouer à l'Université Laval, mais en même temps, on n'a jamais pratiqué au PEPS». En carrière, Spon a une fiche de 5-1 en situation de vie ou de mort éliminatoire. Son seul revers est survenu contre Rochester, au printemps 2009, alors qu'il dirigeait Manchester.

Moins de spectateurs

Quant à la légalité du terrain, l'aire de jeu répond aux normes de la Fédération internationale de basketball amateur (FIBA), foi d'Éric Fournier. L'entraîneur du basketball AAA au Cégep Limoilou sert d'adjoint à Spon, cette semaine. «Ça donne l'impression d'être plus petit parce que les murs sont plus proches, mais on a les mêmes mesures qu'au PEPS. Il faut juste le mettre propre et tracer les lignes manquantes», tranche-t-il, affirmant qu'entre 700 et 800 spectateurs pourront assister au match. Le PEPS en accueille environ 1500.

Le problème n'est pas propre aux Kebs. À Lawton, ce soir, pour le troisième match de l'autre demi-finale, Cavalry et Rainmen de Halifax devront se déplacer à l'Université Cameron, car le Colisée Great Plains n'est pas disponible.

Barkley quand ça compte

Même s'il n'avait joué que dans quatre parties et cumulé 21 petits points durant le calendrier régulier, Erick Barkley est en train d'apposer son empreinte sur la campagne des Kebs. Sa courte mais efficace performance de mercredi annonce une utilisation accrue dans le duel décisif pour le garde de pointe de 33 ans et ancien de la NBA. «Erick a toujours été un gagnant. Il l'a encore été cette année quand, même à l'entraînement dans l'équipe des substituts, il l'emportait à tout coup», affirme son patron, Rob Spon.

Spon dit en plus craindre de surutiliser son meneur de jeu partant, Royce Parran. Barkley a inscrit 13 points dans le deuxième match de la série, et ses trois paniers de trois points ont retenu l'attention. Surtout que pour Rochester, Keith Freil, meneur du circuit aux trois points, a fini la soirée un en neuf d'une distance de 23' 9'' ou plus. Pris dans un imbroglio d'admissibilité avant les séries, Barkley profite de la blessure à la cheville de Benson Callier pour intégrer l'alignement.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer