Grâce à ce deuxième gain en moins de 24 heures sur le parquet du PEPS de l'Université Laval, les Kebs et leur fiche de cinq victoires et deux défaites devancent les Rainmen de Halifax (4-2) au premier rang de la division Est de la PBL. Dans l'Ouest, le Cavalry de Lawton-Fort Sills (5-0) demeure invaincu et continue de dominer les huit formations du circuit.
Les champions en titre sont justement les prochains adversaires des Kebs, dimanche, sur le campus de Sainte-Foy. «Nous serons les premiers à les battre», a défié l'entraîneur des représentants québécois, après le triomphe d'hier, lançant une longue semaine de préparation. Vainqueur des Frost Heaves du Vermont (2-5), hier, le Cavalry passera par le Kentucky, mercredi, pour y affronter les Bluegrass Stallions (4-3), avant de visiter la Belle Province.
Afin de réaliser sa prédiction, Robert Spon aimerait compter sur un Louie McCroskey aussi efficace qu'hier. Invisible samedi soir, contre Dayton (1-6), l'attaquant de 6' 5'' formé à l'Université Syracuse a offert une de ses meilleures performances de la saison avec 21 points. C'est aussi contre les RazorSharks (2-4), la semaine précédente, qu'il avait inscrit 22 points.
«On dirait que je garde ça pour Rochester, mais c'est une coïncidence. Hier [samedi], j'étais rouillé après une semaine sans jouer et je manquais de concentration. Tout le contraire d'aujourd'hui», a expliqué McCroskey, convaincu que le fait de jouer un rôle actif en défensive le rend plus efficace à l'offensive.
Un dynamisme nourri par Spon, qui a opposé son numéro 11 au garde étoile des requins. «Keith Freil est le meilleur pointeur dans l'histoire de la PBL et deux fois joueur par excellence. Mais Louie l'a très bien contenu, je savais qu'il pouvait le faire», a souligné l'entraîneur. Freil a quand même enregistré 18 points, dont quatre paniers de trois points.
Reste que Rochester n'a pas gagné trois championnats de ligue en cinq ans d'existence, en plus de participer à la finale contre Lawton l'an dernier, sans raison. Quatre membres de l'alignement actuel, dont Freil, étaient du doublé de 2008 et 2009.
Calme malgré la remontée
L'avance de 20 points des Kebs, 61-41, au début du troisième quart, a fondu à quatre, 90-86, au quatrième. Spon a alors commandé un temps d'arrêt judicieux. «On a gardé notre calme malgré leur remontée. On n'avait pas fait ça la semaine dernière, à Rochester», dans un revers où les Kebs ont bousillé une avance de 15 points pour perdre par 6.
Québec n'avait pas eu le dessus sur Rochester depuis la saison inaugurale du club alors nommé Kebekwa, précisément le 17 décembre 2006. S'ensuivit une séquence de cinq rencontres à l'avantage des RazorSharks, bien que les deux équipes ne se soient pas croisées durant deux saisons complètes.
«Et en plus, les joueurs ne me doivent pas d'argent!» a conclu Spon, fier d'avoir vu ses hommes ne donner que 10 revirements à l'adversaire. La règle interne stipule qu'à 12 revirements ou plus, chaque joueur doit 2 $ à l'entraîneur, 5 $ s'ils ont atteint la vingtaine.