L'autre chance de Bournival

Sa seconde chance, Michaël Bournival l'a eue avec... (AP, Nick Wass)

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Sa seconde chance, Michaël Bournival l'a eue avec le Lightning de Tampa Bay, après que le Canadien eut décidé de le laisser aller au terme d'une saison marquée par les blessures.

AP, Nick Wass

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(Tampa Bay) Au fond, tout ce que Michaël Bournival voulait, c'était une autre chance. Ce que le Canadien ne voulait pas lui donner, et ce que le Lightning de Tampa Bay a fini par lui donner l'été dernier.

Dans la folie du 1er juillet, le nom de Bournival ne faisait pas partie des «gros» noms à surveiller, mais quand le téléphone a enfin sonné, le jeune attaquant québécois a poussé un soupir de soulagement.

«C'est Julien Brisebois [assistant du directeur général du Lightning] qui a appelé mon agent», a expliqué Bournival en entrevue téléphonique. «Il me connaissait depuis mes années dans l'organisation du Canadien, et ce qu'il disait, c'est qu'il croyait en moi, que j'étais encore un bon espoir dans cette ligue et que j'allais avoir une chance avec le Lightning. C'est tout ce que je demandais.»

Fortement ralenti par les commotions cérébrales au cours des deux dernières saisons, le joueur de 24 ans s'est souvent posé des questions dans les moments les plus difficiles. La direction montréalaise, elle, a choisi de le laisser aller au terme de la saison dernière, quand Bournival a dû se contenter de 20 matchs avec le club-école de St. John's, dans la Ligue américaine.

Ce divorce avec le Canadien, Bournival s'y attendait un peu. «C'est sûr que quand ça s'est terminé, je me suis posé des questions, a-t-il ajouté. Ça a été long, il a fallu un peu que je reparte à zéro, il a fallu que je grimpe les échelons un à un pour revenir au jeu. Et il a fallu beaucoup de patience. En tout, j'en ai eu pour un an et demi, environ. Des jours ça allait, des jours ça n'allait pas du tout.

«Alors, je me suis posé beaucoup de questions, et le spécialiste que j'ai vu à Detroit me l'a dit : ça allait être une question de temps. Je pense avoir eu la tête dans la brume pendant quelque chose comme trois mois en tout. Alors, quand ça s'est terminé avec le Canadien, je m'y attendais. J'ai été blessé pendant deux ans. À un moment donné, c'est une question d'affaires, le club avait une décision à prendre. Mais avec le recul, ce fut une bonne chose. J'ai pu obtenir un nouveau départ.»

Cinq matchs et un but

Ce nouveau départ a lieu exactement à Tampa Bay, là où le Lightning, aux prises avec bien des malchances au chapitre de la santé, a fini par lui faire signe tout récemment. Bournival a pris part à cinq matchs avec le Lightning cette saison, marquant un but.

«Il y a eu beaucoup de blessés et j'ai eu ma chance à cause de ça. On ne m'a rien dit de bien spécial. Je sais ce que je peux apporter à l'équipe, je sais pourquoi je suis ici.»

Reste à voir si Bournival aura la chance d'affronter son ancienne équipe, et l'équipe de son enfance, ce soir au Amalie Arena, quand le Lightning va accueillir le Canadien. Mardi, Bournival était du quatrième trio de sa nouvelle équipe.

«Je pense que je peux jouer dans cette ligue, et il y a une raison pour laquelle je suis ici, a-t-il conclu. C'est à moi de faire le travail, j'ai mon propre sort entre les mains.»

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