F1: la course vue des cuisines

Chaque jour, le chef Massimiliano Portioli et sa... (AFP, Andrej Isakovic)

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Chaque jour, le chef Massimiliano Portioli et sa mini-brigade préparent quelque 150 repas pour les pilotes, le personnel et les invités de Renault.

AFP, Andrej Isakovic

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Daniel Ortelli
Agence France-Presse
HOCKENHEIM

Massimiliano Portioli, un Italien de 36 ans né sur les terres de Ferrari, cuisine depuis 2004 pour Renault dans un espace réduit à chaque Grand Prix de Formule 1, grâce à un sens du timing digne des pilotes qu'il régale chaque jour.

«En Europe ça va, on trouve tout. Le plus difficile, c'est l'Asie. Ce ne sont pas les mêmes produits et il y a un problème de langue», résume Max, toujours attentif aux préférences de ses pilotes. «Kimi [Raikkonen, époque Lotus], il préférait du riz blanc, de l'avocat et du thon en boîte. Kevin [Magnussen], il mange du poulet grillé avec beaucoup de légumes verts. Jolyon [Palmer] préfère la salade de poulet, c'est facile.»

Quant au Français Romain Grosjean, longtemps pilote Renault et Lotus, lui «aime bien cuisiner, et il est capable. Ce qu'il préfère, ce sont les gnocchis», s'amuse encore l'Italien, immortalisé sur YouTube dans une vidéo où il demande au pilote gastronome, parti depuis chez Haas, de préparer une purée de pommes de terre et des côtelettes d'agneau (goo.gl/rtdU4G).

Max a porté chance à Renault, dès son arrivée en 2004. «C'était à Monaco et Jarno [Trulli] a gagné» le seul GP de sa longue carrière en F1 (252 départs), se souvient le chef de Renault Sport F1.

Il a appris la cuisine à Modène, la ville natale d'Enzo Ferrari, et il «regardait la F1 à la télé, car mon père était fan de la Ferrari, comme tous les Italiens». C'est justement chez Ferrari que Max a commencé en cuisine.

«Je faisais le catering [traiteur] pour le personnel de l'usine, puis j'ai rencontré un cuisinier qui travaillait pour Renault, il m'a dit qu'ils cherchaient quelqu'un...».L'année suivante, Fernando Alonso devenait champion du monde dans une monoplace jaune, puis récidivait en 2006.

«Fernando préférait les spaghettis bolognaise. Kubica était fou de tomates, Jarno [Trulli] préférait les pâtes aux champignons, Fisichella voulait toujours du filet de boeuf», se souvient Max, aujourd'hui à la tête d'une mini-brigade de quatre cuisiniers qui doit préparer en moyenne 150 repas par jour.

«Il y a un côté "team" et un côté "invités". On fait trois services à midi, car il y a aussi les mécanos qui mangent dans le garage. On leur fait un petit buffet et on change souvent, car ça part vite. Il y a du poulet, des choses chaudes, ils n'ont pas beaucoup de temps, mais ils peuvent continuer à travailler.»

Le charme de la F1, ce sont les voyages. Max ne s'en lasse pas et positive. «Je suis Italien, mais en 10 ans de F1 j'ai beaucoup appris dans tous les pays, alors je fais des mix.» Quand il a un moment de répit, il va «sur la page Internet d'Alain Ducasse : il y a des assiettes qui sont woaw, ça me donne des idées».

Digne d'un bistro étoilé

Max achète en début de semaine et commence à cuisiner le mercredi, par exemple «pour faire reposer la viande avec des herbes». Le thon mi-cuit de Max est digne d'un bistro étoilé. Ses gnocchis aux blettes laissent rêveur, surtout quand on regarde l'espace réduit dont il dispose à l'arrière de la roulotte motorisée jaune vif de la marque au losange. Mais il n'est pas encore prêt à vouloir ouvrir son restaurant.

En 2017 ou 2018, Max aura une nouvelle cuisine, dans une nouvelle roulotte motorisée, mais n'a pas la folie des grandeurs. «Je n'ai encore rien demandé. Ça va dépendre du nombre de places, et après on verra la taille de la cuisine. Le plus difficile, c'est de faire en sorte que tout le monde soit content.» Comme un vrai chef.

La radio libre de nouveau

Les conversations radio entre pilotes et ingénieurs de Formule 1 sont à nouveau libres, sauf pendant le tour de formation, a-t-on appris vendredi au Grand Prix d'Allemagne. Cette importante décision a été  validée jeudi lors d'une réunion du Groupe stratégique de la F1, composé de représentants de six écuries de F1, de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) et de Formula One Management (FOM), le promoteur de la F1.

«À la demande des équipes et du détenteur des droits commerciaux, la FIA a accepté d'adopter une approche plus libérale de l'interprétation de l'article 27.1 du règlement sportif, selon lequel un pilote doit conduire "seul et sans aide"», explique un communiqué.

À l'exception de la période s'écoulant entre le début du tour de formation et le départ de la course, il n'y aura aucune limitation des messages envoyés par les équipes aux pilotes», précise la FIA. Deux incidents récents ont provoqué cette libéralisation quasi totale. Le premier implique Nico Rosberg, qui a été pénalisé à Silverstone pour avoir parlé avec son ingénieur à la suite d'un problème de boîte de vitesses de sa Mercedes. Il avait perdu sa deuxième place après l'arrivée. Puis en Hongrie, Jenson Button (McLaren) a eu un problème de freins et il a été pénalisé d'un passage dans les stands qui l'a fait retomber au 22e et dernier rang, en début de course.

«Cette approche est destinée à fournir des contenus améliorés aux fans et aux spectateurs, car les équipes devront fournir au promoteur un accès illimité à leurs messages radio, dans toutes les périodes où les voitures seront en dehors des garages», ajoute la FIA. Ces échanges radio, souvent fleuris, vont épicer le spectacle, espère la FOM.  AFP

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