F1: le casse-tête de Renault

Kevin Magnussen (20) et Joylon Palmer n'ont guère... (AFP, Mohammed Al-Shaikh)

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Kevin Magnussen (20) et Joylon Palmer n'ont guère fait de flammèches aux essais libres du Grand Prix de Bahreïn, leur Renault concédant plus de deux secondes à la Mercedes de Nico Rosberg.

AFP, Mohammed Al-Shaikh

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Agence France-Presse
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Le directeur général de l'écurie Renault Sport de Formule 1, Cyril Abiteboul, veut «construire l'ambition d'être devant», a-t-il expliqué avant le GP de Bahreïn, deuxième manche de la saison 2016, prévu dimanche sur le circuit de Sakhir (départ 11h, heure du Québec).

Q Avec le recul, comment évaluez-vous l'impact du retour de Renault en F1 avec une écurie à part entière?

R J'ai un peu tout lu, y compris des choses assez désagréables. Ce qui est très satisfaisant, c'est le niveau de soutien que l'on ressent au sein du groupe Renault. Ce n'est pas qu'au siège et à la direction marketing, c'est aussi dans les usines et sur les différents marchés qui veulent se servir de la F1. Il y a un travail considérable à faire pour tout mettre en place, comme déployer des campagnes de publicité et organiser les transferts de technologie entre la piste et la route. Les décisions qu'on prend aujourd'hui seront visibles dans deux ou trois ans.

Q Quel a été le moment le plus difficile dans le processus de rachat de Lotus?

R C'était début novembre, une semaine avant les attentats (à Paris): on n'arrivait pas à faire bouger les lignes, à regrouper les morceaux du puzzle, il manquait même des morceaux importants. On a décidé de laisser tomber, et ce n'était pas de l'intox. Il fallait prendre cette décision, la gérer, la suivre, mais au fond de nous une petite voix disait qu'il fallait trouver ce morceau manquant du puzzle, en termes d'équation économique. C'était un moment extrêmement compliqué.

Q Comment ce long processus de rachat a-t-il compliqué la préparation de 2016?

R De septembre à décembre, il a fallu travailler sur deux scénarios, à la demande du président (Carlos Ghosn) : un scénario de sortie complète et un autre de reprise de Lotus. Chaque fois, il fallait un peu de retenue dans la manière dont on s'engageait vis-à-vis de Lotus, pour qu'on ne se retrouve pas dans une situation de gestion de fait. Pour construire une voiture et une saison de F1, c'était très difficile d'avoir ce filtre juridique dans la communication entre Renault et Lotus. On était «sub-optimal» (pas optimal) dans notre façon de travailler, par exemple dans la façon dont on a intégré le moteur Renault dans le châssis.

Q D'où viennent les progrès de cet hiver?

R Une voiture va vite si elle pousse beaucoup au niveau du moteur et s'il y a du grip [adhérence] aérodynamique. L'an dernier, on s'est pris la réalité en plein visage, on a trouvé ce qui n'allait pas et on a changé beaucoup de choses pour avoir les résultats qu'on a aujourd'hui : il y a eu des gros changements organisationnels, humains, des investissements importants. Ça nous donne un rythme d'amélioration qui nous permet d'être un peu en avance sur ce qu'on avait prévu l'an dernier, par rapport à 2017.

Q Quels sont les prochains défis à relever?

R Il faut continuer à construire l'équipe. On a commencé par le haut de la pyramide, avec Frédéric Vasseur [le directeur sportif] et Bob Bell [le directeur technique, revenu de chez Mercedes]. Il faut composer des équipes de gens qui nous permettront d'être au rendez-vous technique et sportif, celui de la performance. On veut une base solide, fiable, on souhaite ne pas être complètement décrochés, distancés, et on veut aussi construire l'ambition d'être devant.

Q Comment envisagez-vous cette saison 2016?

R Je pense qu'il va y avoir une jolie compétition entre un certain nombre de voitures. J'aimerais qu'on soit en bagarre avec les Sauber, puis avec les Toro Rosso à un moment de la saison. C'est un objectif réaliste. Il faudra être économes dans les ressources qu'on va investir en 2016, car il va y avoir un gros changement de règlement en 2017, mais il faut déjà mettre les moyens de «faire le show» en 2016.

La F1 flirte aussi avec Las Vegas

Décidément, Las Vegas semble séduire la planète sport. Après la LNH et la NFL, c'est au tour de la F1 de tourner son regard la capitale mondiale du jeu. Bernie Ecclestone a confirmé vendredi être en discussions pour le retour d'un Grand Prix à Las Vegas, qui a déjà présenté des courses de F1 en 1981 et en 1982, dans le stationnement du Caesars Palace. Se trouvant présentement au GP du Bahreïn, le grand patron de la F1 a évoqué la possibilité d'une course à Las Vegas, bien que ce ne serait pas avant au moins deux ans, selon ce qu'il estime. L'événement s'ajouterait au GP des États-Unis cette année à Austin (Texas), qui sera présenté le 23 octobre. Le chiffre d'assistance va y bénéficier d'un concert de Taylor Swift, le samedi.

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