F1: saison de suspense... ou de patience

Sebastian Vettel et Ferrari tenteront en 2016 d'éroder... (AFP, Paul Crock)

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Sebastian Vettel et Ferrari tenteront en 2016 d'éroder la domination de Mercedes.

AFP, Paul Crock

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Agence France-Presse
Melbourne

Le coup d'envoi de la plus longue saison de l'histoire de la F1 - 21 Grands Prix, un record depuis sa création en 1950 - sera donné dimanche (16h, heure de Melbourne; 1h, heure du Québec) en Australie. Avec le risque d'épuiser la patience des fans si les efforts récents pour relancer un peu l'intérêt du spectacle se révèlent insuffisants.

Avec seulement 19 GP au menu, la saison 2015 a été archi-dominée par Mercedes, avec Ferrari comme faire-valoir. Elle était tellement prévisible que Bernie Ecclestone, le promoteur en chef, l'a qualifiée «d'ennuyeuse». Quant au triple champion du monde britannique, Lewis Hamilton, il a même dit cet hiver que son sport était «cassé», comme un jouet qui aurait trop servi.

Cette année, le duel au sommet entre Mercedes et Ferrari, ébauché en 2015 par la Scuderia, pourrait doper l'intérêt et les audiences. La saison dernière, il y a eu un début de match, une sorte de round d'observation entre les deux géants : 16-3 pour Mercedes au nombre de victoires, 18-1 au compteur des pole positions, mais 32-16 au total des podiums.

Un résultat plus qu'honorable pour Ferrari face aux intouchables Flèches d'argent, ce qui a dopé durablement le moral des troupes à Maranello. Car le succès en F1 ne s'obtient pas en trois jours, plutôt en trois ans minimum, et Ferrari le sait.

Lors de la pause hivernale, il n'y a eu que huit jours d'essais, répartis en deux sessions à Barcelone, avec une grande variété de réglages, de quantités d'essence dans les réservoirs, de dureté des gommes et autres variables confidentielles. Les techniciens les plus optimistes, après avoir analysé les données de Barcelone, espèrent que Ferrari a réduit de moitié, cet hiver, son handicap chronométrique sur Mercedes : de cinq-six dixièmes à deux-trois dixièmes au tour, sur certains circuits, grâce notamment à un nouveau moteur plus puissant et à un châssis que Vettel apprécie beaucoup.

Si le pilote allemand remporte un cinquième titre mondial, comme l'illustre Juan Manuel Fangio dans les années 50, il aura forcément une saveur différente des quatre premiers, raflés de 2010 à 2013 chez Red Bull. Ce serait le titre de la maturité et la récompense de son audace quand il a décidé de rejoindre Ferrari, alors au creux de la vague, fin 2014, au bout d'une saison sans victoire.

Le défi s'annonce colossal pour Vettel et sa SF16-H. En 2014 et en 2015, Mercedes a raflé les quatre titres mondiaux (pilotes et constructeurs). Une domination qui a gâché le spectacle. 

Plus de place à l'humain

Pour tenter d'enrayer la baisse inexorable des audiences - à cause aussi de l'expansion de la télévision payante -, les instances dirigeantes ont pris des mini-mesures cet hiver (nouveau format des qualifications, monoplaces plus bruyantes, limitation au strict minimum vital des conversations radio entre l'écurie et le pilote). «Tout sera moins optimisé par des algorithmes et des ingénieurs, il y aura plus de place pour des erreurs», a estimé Toto Wolff, le grand patron de Mercedes-AMG.

Lors des premiers essais libres du GP d'Australie, Rosberg est d'ailleurs devenu la première victime des nouveaux règlements sur les communications radio. Wolff a déclaré que l'équipe observait sur les moniteurs comment la W07 Hybrid se comportait sur la piste humide et a décidé que les gommes intermédiaires ne fournissaient pas assez d'adhérence et qu'elle devrait passer aux pneus pour la pluie, mais qu'elle ne pouvait l'en aviser avant l'accident. C'est justement ce genre d'erreurs qu'espère Vettel, le messie de la Scuderia, pour tirer son épingle du jeu.

Hamilton a gagné les deux derniers championnats des pilotes sans trop forcer et il est le favori pour rejoindre Fangio, Michael Schumacher et Vettel dans le groupe exclusif des pilotes qui ont décroché trois titres consécutifs. En attendant, le roi du buzz sur Internet a encore fait parler de lui avant ce GP d'Australie, en se prenant en photo sur sa moto en roulant en Nouvelle-Zélande. Le selfie diffusé sur internet n'a pas été du goût de la police locale qui a laissé courir, faute de preuves...  Avec AP

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