Inacceptable, affirme Bosch

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Serge Emond
Le Soleil

(Chicoutimi) Plus que la perte de son emploi, la façon d'apprendre la nouvelle, vendredi soir, laisse un goût amer à Patrice Bosch.

Celui qui est maintenant l'ancien entraîneur des Saguenéens de Chicoutimi a appris son congédiement entre les deux dernières périodes du match contre l'Océanic de Rimouski, en consultant ses messages sur son téléphone cellulaire. Son équipe menait alors 3-1. Malgré les événements, il a terminé le match comme si rien de spécial ne s'était produit et ce n'est qu'à sa conclusion qu'il a avisé ses joueurs. Ces derniers le savaient déjà. Certains l'avaient appris sur leur cellulaire, parce qu'ils utilisent cet outil pour écouter de la musique.

«On s'entend que c'est une façon inacceptable d'apprendre ton congédiement, laisse tomber l'ancien entraîneur des Saguenéens. Pour moi et pour les 200 gars de hockey qui m'ont contacté, ce n'est pas une façon. Mais c'est fait maintenant. Il y a des gens qui ont provoqué ça, qui ont voulu que ça sorte. D'autres ont décidé de le sortir. Ce sont des gestes et des paroles qui leur appartiennent et je n'ai aucun contrôle là-dessus. Ce fut mal fait et mal vu dans le monde du hockey, les gens peuvent blâmer qui ils veulent. Je sais juste que c'est une façon plate de sortir.»

Bosch laisse une équipe qui connaît un très difficile début de saison. Pour différentes raisons, principalement les nombreuses blessures, elle n'a pas été en mesure de trouver un rythme.

«Cette équipe, c'est une équipe de moitié de classement sans faire d'échanges et avec des joueurs en santé, avance Bosch. En ce moment, elle n'est pas en santé et elle est à 10 points de la neuvième place avec trois matchs en main sur certaines équipes. Je n'ai pas honte du travail que nous avons fait, pas du tout.

«Je pense que nous avons été victimes de deux choses. Il y a eu les blessures, mais aussi notre incapacité à entrer de nouveaux joueurs. Marc Fortier a essayé, mais nous n'avons pas été en mesure d'obtenir du renfort. Oui, il était possible d'ajouter des joueurs en cette période de l'année, mais il y avait un prix à payer.»

Victime des attentes

Patrice Bosch estime que le moment est opportun pour faire un changement d'entraîneur. L'équipe a disputé plusieurs matchs contre de grosses formations et des joueurs blessés reviendront au jeu dans les prochaines semaines. De son côté, il aura été victime d'attentes beaucoup trop élevées.

«Nous avons vendu cette équipe comme une équipe qui allait à la Coupe Memorial, peut-être pour vendre des billets, mais ce n'était pas la bonne chose, précise-t-il. Cela a placé une trop grande pression pour l'expérience des joueurs de l'équipe. Si on regarde la véritable expérience des joueurs, cette équipe n'est pas vraiment la plus vieille de la ligue. Il y a des gars de 19 ans dans cette équipe qui m'ont donné tout ce qu'ils avaient, mais ce ne sont pas de vrais joueurs de 19 ans. Défensivement, je ne pense pas que nous étions équipés pour être une équipe de premier tiers. Nous étions une équipe de milieu de classement, avec tout le monde.

«Ce qui me fait de la peine, c'est que je n'ai jamais eu la chance d'être évalué avec ma véritable équipe. Je comprends qu'il fallait brasser le pommier. Ils auraient pu le faire de bien des façons. Ceux qui signent les chèques de paye peuvent prendre les décisions qu'ils veulent. Je ne suis pas fâché contre eux, mais plutôt contre la situation.»

À leur demande, Patrice Bosch devrait rencontrer les dirigeants des Saguenéens dans les prochaines semaines. Il le fera volontiers.

«Pendant mon année et demie avec les Saguenéens, Pierre-Marc Bouchard, Laval Ménard, Alain Deschênes et Martin Lavoie ont été extraordinaires pour moi, mentionne Patrice Bosch. Je n'ai rien à dire. La seule grosse tache noire, c'est la porte de sortie qui m'a été montrée. Qui est à blâmer? Ça ne me dérange pas.»

Patrice Bosch ne ferme pas la porte sur le hockey. Samedi, un ami qui oeuvre en Europe l'a d'ailleurs invité à lui donner un coup de main. Il n'écarte pas cette possibilité dans les prochains mois, mais il a d'abord l'intention de laisser retomber la poussière et de consacrer plus de temps à ses deux garçons. Il s'est d'ailleurs rendu à Dolbeau-Mistassini, hier, pour voir jouer l'un d'entre eux en finale d'un tournoi.

En terminant, Patrice Bosch a tenu à remercier tous ceux qui l'ont entouré pendant son séjour avec les Saguenéens. Il a remercié Diane Girard, Rénald Nepton, Denis Tremblay, Gino Rogerge et l'équipe de conditionnement physique, Johanne Leblanc, Marc Fortier, Patrick Gosselin, Mathieu Chouinard, Mathieu Turcotte, Jimmy Waite, Jean-Michel Gobeil et Gabriel Vachon.

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