Le chemin de la liberté

Pas moins de 350 personnes avait accueilli Trân... (Photothèque Le Soleil)

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Pas moins de 350 personnes avait accueilli Trân Triêu Quân à son arrivée à l'aéroport de Québec, dont les élèves de Rochebelle où étudiaient ses enfants.

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L'aéroport a 75 ans

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L'aéroport a 75 ans

Sa naissance, sa croissance, ses projets. Ses visiteurs, ses travailleurs, ses rêveurs. Pour souligner son 75e anniversaire, Le Soleil vous propose une série sur l'aéroport Jean-Lesage. Un rendez-vous hebdomadaire, à lire tous les mercredis jusqu'au 12 octobre. »

<p>Gabrielle Thibault-Delorme</p>
Gabrielle Thibault-Delorme

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) La libération de Trân Triêu Quân a marqué les esprits. «C'est vrai que ça avait été assez magique», se souvient François Pouliot, journaliste qui travaillait au Soleil à l'époque et qui avait alors joué un rôle dans cet événement.

Trân Triêu Quân était entraîneur de taekwondo et ingénieur de formation. Dans les années 90, il avait fondé une compagnie pour aider les entreprises canadiennes à faire des affaires au Viêtnam. 

Mais en 1992, les choses tournent mal lorsqu'il organise, avec un Américain du nom de Paul Morgan, l'exportation d'un chargement de coton. Le Viêtnam débourse alors 1 million $ pour la marchandise qui n'est jamais arrivée à bon port. Accusé de fraude, Trân Triêu Quân est condamné, en août 1994, à 20 ans de prison. 

«Un gros coup»

Au Québec, l'innocence de l'entraîneur de taekwondo fait peu de doutes et un comité se met en place pour le faire libérer. «Un matin, je rentre au bureau et le comité de libération était là pour rencontrer M. [Gilbert] Lavoie [alors rédacteur en chef], raconte François Pouliot. J'avais assisté à la rencontre et je m'étais lancé dans les recherches», raconte-t-il. 

Des recherches qui ont permis au Soleil de retrouver le dénommé Morgan. «Ça avait fait un gros coup. L'opposition [au Parlement] était parti avec ça», se souvient M. Pouliot. «La pression montait, les gens sentaient qu'il y avait de l'injustice.» Jean Chrétien avait pris le dossier et, de fil en aiguille, le citoyen Trân Triêu Quân avait pu retrouver le chemin de la liberté, après trois ans de détention. 

Pas moins de 350 personnes l'avaient accueilli à son arrivée à l'aéroport de Québec, dont les élèves de l'école secondaire De Rochebelle où étudiaient les enfants de M. Trân. Une chorale, organisée par le professeur Daniel Champagne, lui avait souhaité bon retour avec une chanson de Gilles Vigneault. 

C'est ce moment que M. Champagne a partagé avec nous dans la lettre ci-dessous.

Émouvante libération

J'étais parmi les professeurs qui avaient organisé toutes sortes d'activités pour la libération de Trân Trieu Quân, après son emprisonnement au Viêtnam.

Deux de ses enfants fréquentaient notre école et j'enseignais à son garçon. Cette situation ne m'avait pas laissé indifférent et je m'étais engagé dans le comité de soutien à sa libération. Lorsque la nouvelle de sa libération a été annoncée, notre comité de l'école De Rochebelle s'est présenté à l'aéroport pour l'accueillir, avec sa femme et ses enfants. J'avais demandé aux élèves de chanter, dès que la famille mettrait les pieds dans la porte d'accueil, cette belle chanson de Gilles Vigneault : «Trân Trieu Quân, c'est à ton tour...».

Cette chanson, chantée en choeur par des jeunes de mon école à son arrivée, lui a tiré les larmes et à toutes les personnes présentes.

Quel beau souvenir! J'en ai encore des frissons en l'écrivant.

Daniel Champagne

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