«Si tu le bâtis, ils viendront»

Dans les années 80, les transporteurs Québécair et... (Archives Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Dans les années 80, les transporteurs Québécair et Air Canada ont fait les beaux jours de l'aéroport Jean-Lesage.

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L'aéroport a 75 ans

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L'aéroport a 75 ans

Sa naissance, sa croissance, ses projets. Ses visiteurs, ses travailleurs, ses rêveurs. Pour souligner son 75e anniversaire, Le Soleil vous propose une série sur l'aéroport Jean-Lesage. Un rendez-vous hebdomadaire, à lire tous les mercredis jusqu'au 12 octobre. »

(Québec) Sa naissance, sa croissance, ses projets. Ses visiteurs, ses travailleurs, ses rêveurs. Pour souligner le 75e anniversaire de l'aéroport Jean-Lesage, Le Soleil vous propose cette série. Un rendez-vous hebdomadaire, à lire tous les mercredis jusqu'au 12 octobre. 5e de 8

«Chui r'parti! Sur Québecair, Transworld, Nord-East, Eastern, Western. Puis Pan American», chantait Robert Charlebois dans sa chanson Lindberg, dans laquelle défilent les noms de compagnies aériennes défuntes. Et nombre de ces compagnies ont passé par Québec, avant celles qui s'y trouvent aujourd'hui. 

La première à y offrir des transports civils fut la Canadian Transcontinental Airways dans les années 30. Avant cela, les avions qui visitaient la capitale ne venaient pas pour des liaisons, mais plutôt pour des démonstrations aériennes. Des appareils que Denis Angers, historien dont le livre YQB : Québec à la conquête de l'air sortira vendredi, qualifie de «faucheurs de marguerites». 

Ces spectacles aériens se déroulaient alors près du défunt hippodrome. Les pilotes qui visitaient Québec se posaient à l'aérodrome du Bois Gomin, situé à Sainte-Foy, et qui comprenait deux pistes d'atterrissage et un hangar. C'était avant que l'Université Laval et le CHUL ne viennent prendre la place. 

Il a fallu attendre 1941 avant la construction du premier aérodrome sur les terrains de l'actuel aéroport. Sans cet aérodrome, c'est sur les Plaines que Charles Lindberg s'est posé en 1928, à bord d'un Curtiss Falcon. Flambeau à la main, les citoyens de Québec lui avaient alors indiqué l'endroit où se poser. 

À la fin de la guerre, l'aérodrome devient la responsabilité du gouvernement. «À partir de 1942-1943, il va y avoir les premiers vols réguliers avec Dominion Skyways, qui appartient à la famille Molson, raconte M. Angers. C'est la première compagnie à se baser assez régulièrement à Québec.»

L'après-guerre

Par la suite, les DC-3 font leur apparition. Ces avions rapides, qui comprennent 21 places pour les passagers, deviennent «la cheville ouvrière de l'aviation». Longtemps utilisés, ils se retrouvent sur les pistes de Québec jusque dans les années 70. «Ça permet aux compagnies aériennes de rentrer dans leurs frais.»

La Dominion sera rachetée par le Canadien Pacific. De la fusion de plusieurs compagnies régionales, dont Air Rimouski, va également naître Québecair dans les années 50. En 1955-1956, Air Canada, appelée à l'époque TransCanada Airlines, une filiale du Canadien National, apparaît dans le paysage aérien. «La rivalité ferroviaire entre le Canadien Pacific et le Canadien National va se poursuivre dans le transport aérien des passagers.»

Pendant un petit moment, ces trois compagnies se partagent les airs, mais tranquillement, de nouveaux joueurs émergent. Au début des années 60, on voit notamment apparaître les avions utilisés par Hydro-Québec pour le développement de la Baie-James. North Air, Eastern Provincial Airways... «Toute une série de compagnies viennent et repartent», constate M. Angers.

Créée en 1986, la compagnie Air Transat devient rapidement un gros joueur à l'aéroport.

Par la suite, c'est au tour des Américains. Delta, United, Continental et American offrent des vols vers Chicago, Newark et Philadelphie. «Les Américains viennent modestement. La circulation aérienne au Canada étant très réglementée.»

Dans les dernières années, Porter et WestJet, avec leurs prix plus bas, ont contribué à faire baisser les prix. 

Pour l'aéroport, 2008 a vraiment été une plaque tournante, avec la rénovation du terminal domestique. «Plus on développe l'aéroport de Québec, plus on attire des transporteurs, plus la compétition amène de meilleurs prix et plus ça a fait la différence», remarque Gaëtan Gagné, président et chef de la direction d'Aéroport de Québec inc. Suivant le principe de «si tu le bâtis, ils viendront», l'aéroport se prépare à accueillir de nouveaux transporteurs avec l'agrandissement. 

Pour le moment, 11 joueurs se partagent le ciel de l'aéroport de Québec. Mais M. Gagné se montre optimiste pour l'avenir. «D'ores et déjà, je peux dire qu'on est déjà en discussion avec des nouveaux transporteurs qui sont intéressés au plan d'affaires de l'aéroport de Québec pour desservir l'Europe», révèle-t-il.

Appel aux lecteurs

Les aéroports : un lieu d'affaires et de plaisir, de rencontres et de départs, de grandes émotions. Vous avez vécu un moment spécial à l'aéroport Jean-Lesage? Nous aimerions le connaître! Partagez-le à gtdelorme@lesoleil.com.

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