La vibe de Barcelone

Il était difficile, en s'y promenant le mois... (AFP, PAU BARRENA)

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Il était difficile, en s'y promenant le mois dernier, d'ignorer que La Rambla ferait une cible de choix pour des terroristes.

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BILLET / Une fourgonnette bleue où il est écrit policia, garée à mi-chemin de La Rambla, entre le magnifique monument en hommage à Christophe Colomb et la place de Catalunya, ses fontaines et ses pigeons. À côté, deux policiers armés jusqu'aux dents. Aux aguets, mais relax.

C'est comme ça, Barcelone. Ou plutôt ça l'était encore lors de mon passage le mois dernier. Dans cette ville colorée, la vibe est bonne pour tout le monde, qu'on l'habite, qu'on la visite ou qu'on y patrouille avec une mitraillette. 

Signe des temps, il est tout de même difficile, en s'y promenant, d'ignorer que La Rambla ferait une cible de choix pour des terroristes. D'abord, c'est noir de monde de jour comme de nuit. Du monde de partout dans le monde. Couverture médiatique internationale garantie. Et puis il y a la possibilité d'accéder facilement à la mythique allée en voiture, de rouler en son centre, puis de disparaître dans le dédale des petites rues avoisinantes. Une bombe au milieu des terrasses, des fleurs et de la foule : c'est un carnage assuré. 

Et que pourraient faire les forces de l'ordre dans ce scénario catastrophe? Réagir vite, car tout prévenir est en définitive impossible. Comme on l'a vu jeudi. 

Ces mauvaises pensées qui nous habitaient à Barcelone ne sont pas l'apanage d'une ville. Le réflexe est le même à proximité de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, où la police nationale espagnole est encore plus présente et moins souriante, ou même sur la rue Saint-Jean, à Québec, les soirs de grande affluence. 

Cela donne lieu à l'élaboration de plans d'urgence qui nous auraient fait passer pour paranoïaques il y a quelques années. S'il arrive quoi que ce soit, tu gardes les deux plus vieilles, je me sauve avec le plus jeune. Les enfants, on ne traîne pas au milieu de la rue en cas de clameurs douteuses, on trouve refuge dans une entrée ou un bâtiment. Pas touche non plus aux sacs sans propriétaire. 

Des avertissements qui ne pèsent pas lourd quand arrive un fou au volant d'un camion. Comme en témoigne ce petit corps étendu sur le pavé de La Rambla, jeudi, en shorts et en espadrilles dans une mare de sang. Peut-être ses parents avaient-ils craint le pire eux aussi. Puis, comme nous, ils ont rapidement chassé cette idée pour se concentrer sur la chaleur, les bruits, les beautés qui font le charme de Barcelone. Avant que le pire ne les rattrape et achève la vibe.




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