Abdication culturelle

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Philippe Couillard

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Le Soleil

Au terme des événements entourant le 50e anniversaire de la déclaration du Général de Gaulle sur les aspirations autonomistes du Québec, qui ont fait dire au premier ministre du Québec que «le Québec est plus libre que jamais», une question m'habite: s'il y a un domaine où le Québec devrait en toute logique pouvoir être maître chez lui c'est bien celui de la culture, à l'instar de la langue.

Paradoxalement, il n'en est rien. Alors que le Québec a toute l'expertise et les moyens de sa propre gouvernance en culture, il n'y a aucune aspiration en ce sens dans le projet de politique culturelle qui fera l'objet d'une consultation dans les prochaines semaines. On va encore moins loin que les gouvernements Bourassa et Charest en la matière, c'est peu dire...

Somme toute, il y a de la part des autorités du Québec renoncement à toute forme de volonté de négocier avec le gouvernement fédéral des pouvoirs législatifs et réglementaires en culture. Ce constat est d'autant plus préoccupant dans le contexte des importants enjeux du numérique en culture, alors que la prochaine Politique culturelle fédérale aura pour effet de subordonner celle-ci à la Politique culturelle québécoise renouvelée après plus de 25 ans de mise en oeuvre.

De plus, comme l'a si bien dit récemment Alexandre Taillefer dans la revue Voir, «la position de la ministre du Patrimoine quant à la sacro-sainte neutralité du Net est très inquiétante. Nous devons agir rapidement et fermement».

Comment espérer une réaction proactive du Québec, alors que le premier ministre du Québec a dit lors du lancement du Plan d'action numérique en culture, que de vouloir agir sur l'enjeu du Net «c'est comme si l'on se met au milieu du Saint-Laurent pour arrêter le flot».

Il est commun de parler de l'importance de «l'exception culturelle», mais ici le terme qui me vient à l'esprit est celui «d'abdication culturelle».

Abdiquer, c'est «renoncer à un pouvoir ou à une dignité élevée»!

Jacques Laflamme, Beaumont




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