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Universal Music a omis d'inclure des chansons francophones sur sa compilation Canada 150 : A Celebration of Music.

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Le Soleil

(Québec) La maison Universal Music a voulu célébrer à sa façon le 150e anniversaire du dominion du Canada en publiant un coffret intitulé Canada 150 : A Celebration of Music. S'agit-il d'une initiative strictement commerciale ou d'une commande gouvernementale? Qui sait? Le communiqué émis par l'entreprise mentionne comme motif central de l'opération : «Offering something for all Canadian music fans to celebrate».

Fin juin, à la veille des célébrations de la fête officielle du Canada, un constat se répandait à une vitesse épidémique : aucune des chansons figurant sur cette compilation de six CD (et encore moins sur ses versions allégées, en coffrets d'un ou de deux disques) n'était de langue française. Devant les nombreuses indignations exprimées, tant la maison de disques que la ministre Mélanie Joly ont présenté des excuses à ce sujet vers la mi-juillet.

Pourtant, un projet de cette envergure aurait supposé un minimum de recherche. Combien d'artistes ont remporté un Juno Award pour le Francophone Album of the Year depuis 1992? En fouillant dans les voûtes de maisons de disques acquises par Universal, celle-ci aurait sûrement fait quelques trouvailles... 

Par exemple, c'est l'étiquette A&M, devenue sous-filiale de Universal à la fin du XXe siècle, qui a publié le mégasuccès, bilingue de surcroît, de la Manitobaine Lucille Starr (Lucille Raymonde Marie Savoie) : Quand le soleil dit bonjour aux montagnes, aussi connue comme The French Song.

Que dire des oubliés majeurs de la scène québécoise, dont plusieurs ont fait des tournées pan-canadiennes? Même du côté anglophone, comment expliquer que des titres québécois qui ont fait le Billboard américain, tels Clap Your Hands des Beau-Marks (#45 en 1960) ou As The Years Go By de Mashmakhan (#31 en 1970) n'aient pas été retenus? 

En terminant, pour alléger le propos, une petite anecdote : la maison produisant les populaires soupes Lipton - oeuvrant rarement dans le domaine du disque - était autrement plus sensibilisée à la réalité culturelle. Son offre promotionnelle du printemps 1966, qui comportait «quatre disques long-jeu et haute-fidélité» proposait alors, à parité, deux albums en français et deux albums en anglais. C'est vrai que c'était un autre temps!

Richard Baillargeon, historien en musique populaire, Québec




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