Les cyclistes et les autres

L'auteur déplore que les automobilistes doivent, en plus... (Photothèque Le Soleil)

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L'auteur déplore que les automobilistes doivent, en plus de céder des chemins comme la rue Du Pont entre Prince-Édouard et Charest, et une partie de Dalhousie dans le secteur du Vieux-Port, céder également le passage aux cyclistes sur les chemins et routes provinciales, au détriment du danger que ces manoeuvres entraînent.

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Le Soleil

(Québec) Je commence à en avoir marre des cyclistes. En plus de leur céder des chemins comme la rue du Pont entre Prince-Édouard et Charest, et une partie de Dalhousie dans le secteur du Vieux-Port, nous le devons aussi sur les chemins et routes provinciales, au risque d'entrer en collision avec un véhicule circulant en sens contraire. De nouvelles dispositions légales se lisent ainsi :

«Ainsi, un amendement au Code de la sécurité routière vient préciser l'interdiction pour le conducteur d'un véhicule routier de dépasser un cycliste à l'intérieur d'une même voie de circulation, à moins qu'il ne réduise la vitesse de son véhicule et qu'il ne maintienne une distance raisonnable entre son véhicule et la bicyclette lors de la manoeuvre. Cette distance raisonnable est de 1,5 m sur une route où la limite de vitesse est de plus de 50 km/h et de 1 m sur les routes où la limite de vitesse est de 50 km/h ou moins. L'amende prévue pour le non-respect de cette règle est de 200 $ à 300 $ et amène l'inscription de deux points d'inaptitude au dossier du conducteur. Le Code de la sécurité routière permet de franchir une ligne continue pour dépasser un cycliste s'il est possible de le faire sans danger.»

Alors je pose la question : comment un automobiliste peut-il, sur une route numérotée telle que la 365, dans une zone de 90 km, dans une courbe, au croisement d'un véhicule circulant en sens contraire, peut-il faire pour freiner suffisamment et dégager une distance de 1,5 m? Moi, je ne sais pas. Même en ville, comment trouver le 1m sur des chemins qui sont à peine suffisamment larges pour supporter deux voitures et camions ? Cette règlementation a été adoptée pour satisfaire le lobby des cyclistes et non les usagers de la route tels que vous et moi, que sont les piétons, automobilistes, camionneurs et autres transporteurs.

Peu importe où vous vous trouvez, si un cycliste est sur votre chemin, c'est vous qui devez céder. La grande majorité de ces adeptes de la bicyclette croient que la route leur appartient, croient que les pistes cyclables sont leurs propriétés, qu'ils peuvent y circuler à la vitesse qu'ils veulent, qu'ils n'ont pas à faire d'arrêt et qu'aucune loi ne s'applique à eux. Je regrette, mais il y a une loi et c'est le Code de la sécurité routière, voir les articles 349 : «Le conducteur d'un véhicule routier ou d'une bicyclette qui effectue un virage à une intersection doit céder le passage aux piétons et aux cyclistes qui traversent la chaussée qu'il s'apprête à emprunter.»

Et le Vieux-Port...

La décision de la Ville de Québec de réserver une voie de circulation sur la rue Dalhousie dans le secteur du Vieux-Port est non seulement inacceptable, elle relève de l'incompétence. Cela ressemble à du je-m'en-foutisme. Les touristes, les travailleurs, les restaurateurs, les citoyens, les usagers et les automobilistes ont raison de se plaindre, c'est à se demander sur quoi repose cette décision. Est-ce que les décideurs ont pris en considération tous les impacts, ont-ils mesuré tous les inconvénients, se sont-ils demandé s'il arrivait un feu dans un restaurant comme le Cochon dingue? Combien de temps cela prendra aux pompiers pour atteindre le sinistre et est-ce que le temps réponse prévu dans la Loi sur la couverture de risque serait respecté? Sont-ils vraiment conscients ou ont-ils décidé de prendre cette décision à partir d'un dessin fait sur une carte en se disant «on va faire passer les cyclistes ici, c'est assez large»? Finalement, et c'est là le fond du problème, lorsque la Ville, le Port et le gouvernement provincial ont décidé de créer la Place des Canotiers, comment se fait-il que tous les experts et penseurs réunis autour de ce projet n'ont pas informé la population que la piste cyclable ne passerait plus le long des quais, et pourquoi?

Personnellement, je comprends que pour des raisons de sûreté maritime, le Port devait prendre des mesures pour se conformer aux exigences de l'International Maritime Organisation (IMO) et le Code International pour la sûreté des navires et installations portuaires (Code ISPS), mais ces mesures ne nécessitaient pas le déplacement de la piste cyclable vers la rue Dalhousie. Le Port de Québec aurait pu aménager un corridor sécuritaire tout le long des quais, à partir du quai des croisières AML à la Pointe-à-Carcy.

Jacques Larose, ex-policier, expert en sûreté et sécurité, Québec 




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