Transport en commun: rêve ou réalité?

L'auteur soutient que le RTC doit faire preuve de... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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L'auteur soutient que le RTC doit faire preuve de créativité et adapter ses services aux besoins des citoyens.

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Point de vue
Le Soleil

(Québec) Dernièrement, je relisais un article de Monsieur Étienne Grandmont, directeur général d'Accès transports viables qui pestait contre la décision du ministre François Blais et le ministère des Transports d'élargir l'autoroute Laurentienne par le nord. Monsieur Grandmont écrivait : «il y a des gens au ministère des Transports du Québec qui travaillent très très fort pour nous garder dans des solutions qui n'ont pas de bon sens».

M. Grandmont est un adepte de la réduction des gaz à effet de serre, de l'utilisation de l'autobus, du vélo, de la marche, etc. Il a raison, ce sont des voeux, des souhaits, c'est l'idéal dans un monde où tout est organisé pour que tout soit accessible afin que les gens puissent vivre à proximité des services comme l'épicerie, les magasins, les hôpitaux, et j'en passe. Mais ce n'est pas le cas. Depuis les années 60, le commerce du détail s'est déplacé vers les grandes surfaces qui elles sont situées loin, parfois très loin du centre-ville et pour s'y rendre, ça prend une voiture, même en banlieue ça prend une voiture pour se rendre à l'épicerie ou dans un centre commercial. Le monde a changé et là je pense que M. Grandmont n'a pas grandi, il est resté dans son monde virtuel, ce monde de l'idéologie, du rêve et non de la réalité.

Cette réalité est qu'il n'y a plus de services de proximité. Il me reste donc trois solutions : prendre ma voiture, prendre un taxi ou me faire livrer chez moi mes achats d'épicerie. Pour les deux dernières solutions, cela va augmenter ma facture. Pour ce qui est des centres commerciaux, faut pas y penser : sans l'auto c'est passer la journée à transférer d'un autobus à un autre avant d'arriver à un centre et passer des heures en déplacement. Prendre un taxi, c'est trop cher, il ne me reste donc qu'une solution, la voiture.

Quant au Réseau de transport de la Capitale (RTC), les gestionnaires n'ont pas encore trouvé de solution permettant aux usagers un accès continu durant les heures d'ouverture, à ces grandes surfaces, aux épiceries comme Metro, IGA, Provigo, Super Carnaval et Maxi sans avoir à changer continuellement d'autobus. Il y a là un manque de vision tout simplement parce que le RTC construit des parcours qui sont payants, les autres on les abandonne, sauf certains que le politique demande de garder.

Pour moi, la solution du transport en commun ne passe pas par de grands projets qui nécessitent des investissements de milliards de dollars, cela passe par la créativité, par l'adaptation de l'autobus aux besoins des citoyens et non le contraire qui est d'adapter le citoyen aux différents modes de transports.

Jacques Larose, Québec




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