L'exportation d'énergie éolienne doit rapporter aux Québécois

L'état de New York souhaite s'approvisionner à 50 %... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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L'état de New York souhaite s'approvisionner à 50 % en énergie renouvelable d'ici 2030. Le Massachusetts vise 30 % à la même échéance et le Connecticut, 20 % en 2020.

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Le Soleil

(Québec) Le développement de l'énergie éolienne au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a atteint un niveau de maturité important. Vingt-cinq projets sont en exploitation et un autre est en construction sur nos territoires.

Le déficit de concertation qui caractérisait les premières années du développement éolien a fait place à une vision régionale des projets solidement implantée. Les projets qui se construisent sur le territoire de nos deux régions profiteront dorénavant à tous les citoyens, de La Pocatière aux Îles-de-la-Madeleine, grâce au regroupement des MRC et des communautés au sein de deux régies intermunicipales de l'énergie. Celles-ci ont comme mission de favoriser la réalisation de projets d'énergie en partenariat avec les promoteurs privés et selon les meilleures pratiques. Ces deux régies ont dernièrement formé l'Alliance éolienne de l'Est, une entité encore plus forte où sont regroupées l'expertise et la capacité financière pour investir et mettre sur pied des projets encore plus profitables pour les communautés et les citoyens gaspésiens, madelinots, bas-laurentiens, et pour tout le Québec.

Dans sa Politique énergétique 2030, le gouvernement du Québec a décidé que dorénavant les parcs éoliens construits au Québec devront «répondre à des occasions d'affaires et exporter toute leur électricité vers les marchés nord-américains». On comprend que les futurs projets serviront exclusivement à l'exportation. Des États américains doivent bientôt lancer des appels d'offres pour de l'énergie éolienne.  

Il s'agit ici d'une occasion à ne pas manquer pour le développement économique durable du Québec et des régions ainsi que pour l'autonomie des municipalités. Il faut par contre que les citoyens et les communautés en profitent réellement. C'est pourquoi l'Alliance éolienne de l'Est, avec l'appui de la Fédération québécoise des municipalités et de l'Union des municipalités du Québec, demande au gouvernement du Québec que les projets d'énergie qui seront réalisés sur les terres de l'État à des fins d'exportation soient uniquement des projets communautaires où la participation financière sera établie à parts égales (50/50) entre les milieux communautaires et privés. La semaine dernière, plus de 60 maires et préfets du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie et des représentants de la Nation malécite de Viger se sont réunis à Matane et ont unanimement réitéré ce message au gouvernement. Malgré cet évènement, le gouvernement fait la sourde oreille à notre demande. Un décret, adopté la veille de la rencontre de Matane, oublie complètement les communautés dans le développement futur de l'éolien.  

La participation communautaire est pourtant la meilleure manière pour que les citoyens et les communautés profitent véritablement de ces projets. Le modèle de l'Alliance éolienne de l'Est permet aux régions d'avoir les capacités financières de participer à de plus gros projets. Le modèle permet également de réunir et de développer l'expertise et l'expérience. Le gouvernement du Québec a reconnu les municipalités comme des gouvernements de proximité et souhaite leur donner plus d'autonomie en diversifiant leurs sources de revenus. Voici une avenue facile qui va dans cette direction. Dans la mesure où l'on a fait la preuve qu'il était possible d'exploiter de façon économique des projets d'énergie tout en partageant les bénéfices avec les communautés, la seule étape qui reste à franchir est la suivante : le gouvernement doit démontrer qu'il nous fait confiance et qu'il est sérieux lorsqu'il parle d'autonomie des municipalités. Sans compter qu'un projet à parts égales entre les communautés et le privé aura toujours plus d'acceptabilité sociale, ce qui est une exigence qui sera prise en considération à toutes les étapes de développement des projets, y compris le BAPE.

En 2017, nos régions et nos citoyens veulent plus que les emplois reliés à la construction des éoliennes, ils veulent une part des bénéfices. Du vent local, des retombées locales.

Richard Lehoux, président de la Fédération québécoise des municipalités

Michel Lagacé, maire de Saint-Cyprien, préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et président de la Régie intermunicipale de l'énergie du Bas-Saint-Laurent

Richard Saint-Laurent, maire de Nouvelle et président de la Régie intermunicipale de l'énergie Gaspésie & Îles-de-la-Madeleine

Daniel Côté, maire de Gaspé

Jérôme Landry, maire de Matane

Marc Parent, maire de Rimouski

Gaétan Gamache, maire de Rivière-du-Loup




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