Un baume pour le coeur

Vingt-sept carcasses d'animaux ont été retrouvées fin avril... (tirée de Facebook)

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Vingt-sept carcasses d'animaux ont été retrouvées fin avril en bordure de la route 358, à Cap-Santé.

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Point de vue
Le Soleil

En réaction au point de vue «Notre curieux rapport aux animaux de compagnie», paru le 5 mai

Le point de vue de monsieur Mario Bérubé suscite la réflexion. Il y est question d'une espèce de hiérarchie malencontreuse (ou tout simplement maladroite) par la responsable de l'Arche de Kathleen qui exprime son soulagement en apprenant que les nombreuses carcasses d'animaux trouvées à Cap-Santé ne sont ni de chiens ni de chats. Cette découverte heurte ma sensiblilité même s'il est question de coyotes et de renards. Peut-être ont-ils été tués en toute légalité, ce qui ne nous en dit pas plus sur la légitimité de l'acte...

M. Bérubé diagnostique une relation presque maladive, voire déplacée des propriétaires de chiens et de chats avec leur animal de compagnie. Suivent quelques phrases sur l'animal qui n'aime pas au sens où nous, les humains, l'entendons. Toutefois, lorsqu'il décrit la manière dont un animal rend à son maître ce bien-être qu'il lui procure, on se dit que c'est une relation gagnant-gagnant. Tant pis si ce n'est pas de l'aaaaamour! Ça reste un sacré baume pour le coeur.

Je m'insurge contre l'association gratuite et fallacieuse faite entre la lucrative industrie de l'animal de compagnie et la pauvreté. Je m'occupe régulièrement de chats errants abandonnés par des maîtres insouciants. 

Devrais-je croire que ces derniers achemineront illico à une oeuvre de bienfaisance la somme ainsi économisée? Où qu'ils parraineront un enfant dans un pays en voie de développement? Ben voyons. 

On pourrait ergoter longtemps là-dessus. La somme allouée aux voyages, celle allouée au golf ou à l'abonnement annuel de ski alpin, etc. Par surcroît, j'ai vu tellement d'enfants en détresse dans mon travail passé que je ne suis pas du tout certaine que nous soyons tous faits pour être parents.

L'affection et le devoir de responsabilité que nous ressentons pour un animal contribuent à nous rendre plus humains, plus attentifs à la vie sous toutes ses formes, à sa beauté et à ses cadeaux. Il n'y a pas d'incompatibilité entre un intérêt réel et profond pour les animaux et la compassion pour les humains de même qu'une ouverture à la différence.

Catherine Bouchard, Château-Richer




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