Michael Sabia doit dire non aux paradis fiscaux

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Le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia

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Le Soleil

(Québec) Se présentant mardi dernier devant l'Assemblée nationale dans le cadre de l'étude des crédits du ministère des Finances, le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, a refusé de s'engager à cesser d'investir dans les entreprises qui utilisent les paradis fiscaux. Il a prétexté que la Caisse continuera à faire ces investissements parce que leur bon rendement rend «plus sécuritaires les retraites des Québécois».

Comment un haut dirigeant d'un des organismes publics les plus importants du Québec peut-il proférer de pareilles énormités? Comment peut-il justifier l'improbité des entreprises qui refusent de payer leur part à l'État? Comment peut-il avaliser les pratiques douteuses déployées par ces entreprises sans conscience sociale pour minimiser, voire supprimer leurs impôts en recourant aux paradis fiscaux? 

Si on décrypte les dires de ce grand argentier, il y aurait deux types de contribuables: d'un côté, le contribuable intègre, le citoyen ordinaire respectueux des lois qui, lui, doit payer ses impôts rubis sur l'ongle; de l'autre, les entreprises sans scrupules, dont la recherche effrénée du profit les autorise à éviter le plus possible de contribuer au financement des services que l'État offre à l'ensemble de la population comme la santé et l'éducation.

La justification alléguée par Michael Sabia est totalement spécieuse. Les retraites des Québécois seraient beaucoup plus en sécurité si les entreprises payaient leurs impôts comme n'importe quel contribuable responsable. L'évasion fiscale fait perdre au trésor public des milliards de dollars chaque année, de quoi assurer la stabilité financière de l'État et de ses citoyens. 

Le président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, en donnant à entendre que la malhonnêteté peut être encouragée quand elle génère de l'argent, a montré qu'il n'a ni l'intégrité morale ni la dignité pour occuper le poste prestigieux auquel le gouvernement l'a nommé. 

On constate de plus en plus que ces mandarins de la haute finance, Sabia, Bellemare et compagnie, imbus d'eux-mêmes à cause de leur salaire faramineux, se prennent pour le nombril du monde et n'hésitent pas à tenir des propos et à poser des gestes dont l'arrogance, le cynisme et l'indécence sociale dépassent l'entendement. Il faut espérer qu'un jour le peuple se réveillera et détrônera ces privilégiés de l'argent comme il a fait avec les privilégiés de la noblesse de l'Ancien Régime.

Claude Simard, Québec 




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