Pont de Québec: quelle saga! 

Le pont de Québec est solide et les... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Le pont de Québec est solide et les risques d'effondrement improbables, estime l'auteur.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Point de vue
Le Soleil

Soyons réalistes...

- le Pont est solide et les risques d'effondrement improbables. Des ingénieurs spécialisés et indépendants en ont fait un examen approfondi; ils ont fait des recommandations concernant la retenue des eaux de déglaçage. Ces travaux ont eu cours durant la saison estivale 2016 et sont en complétion. Des travaux de correction ont aussi été effectués sous le tablier et son pavage refait à neuf, et bien fait, me semble-t-il.

- Nos gouvernements n'ont que très très peu d'emprise sur le CN, maintenant une gigantesque entreprise américaine qui n'a que faire des aspects esthétique, patrimonial et touristique de ce superbe ouvrage d'ingénierie.

Le gouvernement provincial doit donc prendre les choses en mains dès maintenant et utiliser l'argent promis par le fédéral. (95 millions)

Évidemment, le problème majeur de ce travail de peinture est celui du coût. Et le projet actuellement à l'ordre du jour de copier le travail exécuté sur le fameux Pont Forth en Écosse, c.-à-d. mettre à nu tout l'acier du Pont pour la repeindre ensuite, ne tient pas la route. Le montant de 400 millions sera rapidement dépassé et il est illusoire de penser que cette solution tiendra 25-30 ans; cette structure est tellement complexe à nettoyer et peindre qu'il faudra continuellement intervenir.

Mais que faut-il faire?

Il faut d'abord constater et surtout accepter:

- Que les structures au-dessus 12/15 pieds au-dessus du tablier sont beaucoup moins endommagées que celles sous ce niveau; c'est près de 30% de la surface totale,

- Que les travaux effectués de 2000/2006 (partie nord) ont une valeur certaine et ne nécessitent pas une refonte complète contrairement à ce qui est trop souvent véhiculé ( des corrections sont cependant nécessaires) et

- Que certains derniers travaux de peinture effectués par le CN vers 1980 ont relativement bien tenu le coup (partie sud-est en particulier). La «vieille peinture verte» forme déjà une bonne protection qu'il est préférable de maintenir au lieu de la retirer entièrement. (le bon maintien de cette peinture démontre qu'il n'est pas nécessaire de sabler à nu pour obtenir une protection «raisonnable»).

À partir de ces constats il m'apparaît techniquement possible et réaliste d'envisager rapidement la reprise des travaux en:

- En graduant le niveau de lavage et de protection selon les risques de détérioration pressentis - par variation de pression d'eau ou l'usage d'abrasifs au besoin,

- En réparant où nécessaire les travaux de 2000/2006 (la peinture au plomb ayant été retirée, le ministère de l'Environnement ne pourrait-il pas accepter que les eaux de lavage - locales - ne soient pas récupérées) et

- En développant des moyens novateurs et performants d'accès à la structure pour effectuer les travaux tout en prévoyant les besoins des entretiens à venir.

Des coûts de 125 millions de dollars m'apparaissent alors envisageables; on pourra ensuite développer le côté touristique de cette merveille du monde.Un programme d'entretien régulier devra être mis en place.

Allons-y... enfin.

Jacques Martin, autrefois constructeur et inspecteur de navires Québec




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer