Une école, ça se conçoit à plusieurs

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L'auteur croit que nous avons besoin de tous les talents et de toute la bonne volonté pour une aussi noble entreprise que celle d'imaginer l'école de l'avenir.

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Point de vue
Le Soleil

Le débat concernant la conception d'une école «du futur» par trois personnes réputées, dont un architecte, d'une part, alors que la communauté éducative et des parents se sentent laissés pour compte dans cet exercice de conception d'autre part, me semble mal engagé.

Aucun architecte en pratique ne mettra en cause la nécessité d'un programme pédagogique bien fondé pour concevoir une école qui y réponde adéquatement. L'un est le résultat de l'autre. Dans ce programme les activités sportives, la nutrition, et d'autres font aussi partie de celui-ci dans la pratique courante et le travail des uns et des autres se traduira en lieux de qualité et d'originalité dans la mesure de la contribution de chacun. Cette entreprise a besoin de talents et porte à conséquence.

Le but poursuivi d'élargir l'optique, la vision d'avenir en vue d'inventer l'école de demain, serait mieux servi selon moi par une exploration académique préalable sous forme de projets universitaires structurés multidisciplinaires auxquels pourraient contribuer des groupes ad hoc de professeurs et d'étudiants en science de l'éducation, en alimentation, en sport, en architecture... avec la contribution externe nécessaire: intervenants en sécurité et autres groupes ressources, peut-être sous la gouverne et le dynamisme des trois personnes déjà considérées.

Le but de l'exercice étant d'inventer, d'innover, de prévoir l'école que nous voulons pour demain et de s'assurer que les résultats soient connus et servent de tremplin à ceux qui interviendront dans la réalité construite au gré des futures commandes.

Ayant eu le privilège de concevoir plusieurs écoles à l'époque des «secondaires» puis des «polyvalentes» et de proposer quelques solutions originales à des problèmes épineux, j'ai toujours cru que la liberté des concepteurs doit être fortement encouragée, toutefois si les prémisses sont mal fondées le résultat ne peut-être que décevant, indépendamment des prouesses architecturales.

Mais j'ai aussi eu le privilège d'enseigner et de diriger une école d'architecture et de connaître le potentiel inventif de nos professeurs et de nos étudiants. De nombreuses fois nous avons proposé aux étudiants avancés des projets architecturaux de différentes natures avec la contribution d'autres disciplines, ceci avec un très grand sérieux et bon nombre d'efforts, bien sûr, pour coordonner les exigences académiques et administratives de chacun.

Les résultats étaient souvent d'une extraordinaire vitalité, aussi, j'ai toujours regretté que de tels projets extrêmement imaginatifs et prospectifs ne soient pas davantage exploités. Nous avons besoin de tous les talents et de toute la bonne volonté pour une aussi noble entreprise et quoi de mieux pour l'imaginer et la réaliser que d'impliquer ceux pour qui cette école sera demain leur propre environnement de travail. Tous, enseignants, parents, professionnels, et la société en général en sortiraient gagnants.

J-Claude Leclerc, architecte et professeur retraité de l'Université Laval, Québec




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