Le RTC doit maintenir le service aux citoyens à Sillery

En plus de désengorger les routes, distribuer des... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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En plus de désengorger les routes, distribuer des laissez-passer pour les étudiants de l'Université Laval pourrait assurer une entrée d'argent aux services de transport en commun, croient les associations étudiantes. 

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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Le Soleil

Le 23 mars dernier, le Réseau de transport de la Capitale annonçait vouloir offrir une meilleure desserte du centre ville par la fusion du parcours 21 et du parcours 11.

Cette décision propose un lien direct et fréquent entre les secteurs du Vieux-Port et de la Pointe-de-Sainte-Foy. Par contre, ce que cette annonce ne dit pas c'est qu'on abolit du même coup le service du 11 sur le chemin Saint-Louis, sur la rue Sheppard et sur l'avenue Maguire. Par ce changement, ce seront sept arrêts offrant un service de transport de proximité depuis des décennies dans un secteur résidentiel et commercial qui seront éliminés, abandonnant ainsi de nombreux utilisateurs du transport en commun.

Je suis en profond désaccord avec cette décision du RTC qui entraînera une diminution importante de la desserte en transport en commun pour les résidents, étudiants et travailleurs du quartier, en plus de diminuer l'accès aux services de l'avenue Maguire, qui souffre déjà de problèmes d'accessibilité.

Cette décision est encore plus difficile à comprendre alors que la Ville de Québec impose une densification massive du district de Saint-Louis-Sillery, particulièrement dans le secteur Maguire et du site patrimonial de Sillery. Comment la Ville peut-elle justifier des coupures dans le transport en commun, alors que le plan de mobilité durable vise l'augmentation du transport en commun? Cette situation me semble tout à fait contradictoire, puisque d'un côté, on impose une densification, et de l'autre, on coupe dans les possibilités de mobilité des résidents, étudiants et travailleurs. Où est la cohérence entre les objectifs de la ville et les actions du RTC?

De plus, depuis cette annonce de nombreux citoyens sont entrés en communication avec moi pour exprimer leur découragement anticipant déjà la perte de leur seul moyen de déplacement. Plusieurs me disent n'avoir ni les moyens, ni la capacité de faire renverser cette décision. De plus, ce que le RTC ne semble pas prendre en compte, c'est qu'il y a plusieurs immeubles de logements répondant aux besoins de personnes à faible revenu dans ce secteur. Ce sont malheureusement elles qui devront faire les frais de la nouvelle politique de «rentabilité» du RTC. Mettre un fardeau supplémentaire sur les épaules de ces citoyens est tout à fait inacceptable.

D'ailleurs, depuis quand parle-t-on de rentabilité dans le transport en commun? Il m'apparaît tout à fait déraisonnable de diminuer l'accessibilité au transport par autobus à des personnes n'ayant pas d'autres options. Le transport en commun devrait contribuer à un environnement sain et à un aménagement urbain de qualité, tout en soutenant le développement économique, social et culturel de la région.

Pour ces raisons, le RTC doit maintenir le service du parcours 11 sur le chemin Saint-Louis, sur la rue Sheppard et sur l'avenue Maguire et se conformer aux orientations de la Ville de Québec en matière de mobilité durable, c'est-à-dire assurer l'accessibilité des lieux d'emploi, d'études, d'affaires et de loisirs par des modes de déplacement actifs autres que l'automobile.

Paul Shoiry, conseiller municipal, district électoral de Saint-Louis-Sillery




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