Que direz-vous aux automobilistes coincés sur la 185?

Bloqués près de neuf heures sur plusieurs kilomètres...

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Bloqués près de neuf heures sur plusieurs kilomètres de la route 185 à la hauteur de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup et de Saint-Honoré-de-Témiscouata, le soir du 22 novembre 2016, des centaines d'automobilistes du Bas-Saint-Laurent ont vécu une situation tout aussi éprouvante que ceux de Montréal, souligne l'auteur.

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Le Soleil

Des centaines d'automobilistes du Bas-Saint-Laurent ont vécu une situation tout aussi éprouvante que ceux de Montréal lorsqu'ils sont restés bloqués près de neuf heures sur plusieurs kilomètres de la route 185 en direction sud à la hauteur de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup et de Saint-Honoré-de-Témiscouata, le soir du 22 novembre 2016, loin de toute agglomération, sans résidences ni commerces où se réfugier.

Certains avaient aussi avec eux leurs enfants et au moins une personne revenait chez elle après avoir subi une importante intervention chirurgicale dans la journée et tous ont vécu cette longue attente sans eau, sans nourriture, sans médicaments au besoin, sans accès à des toilettes, sans savoir s'ils auraient assez d'essence pour se garder au chaud et en sécurité dans leur véhicule et sans savoir dans combien de temps la route serait débloquée. 

Le ministère des Transports du Québec en a pris le blâme et a présenté des excuses aux automobilistes éprouvés. Il a été pris au dépourvu en cette première chute de neige de la saison plus abondante qu'annoncée mais qui était terminée en soirée. Des véhicules ont fait des sorties de routes et des camions ont bloqué la route en ne réussissant pas à monter les côtes.

A-t-on exigé une enquête externe pour découvrir les responsables de cette situation cahotique?

Était-on prêt ou a-t-on trop tardé à déneiger et à saler cette route en ne suivant pas en temps réel l'évolution de cette tempête? A-t-on fait appel à des entreprises de remorquage pour sortir les camions de la route? Des chauffeurs de camions ont-ils refusé de se faire remorquer? La Sureté du Québec aurait-t-elle pu mieux gérer le trafic en permettant la circulation en alternance sur la voie en direction nord qui n'était pas fermée? Aurait-on pu communiquer avec les conducteurs et leur conseiller de faire demi-tour vu le long délai pour rétablir la fluidité de la circulation? Les pompiers locaux auraient-ils dû déroger au protocole et aller porter assistance à ces gens sans attendre quelque autorisation? L'opposition a-t-elle interpellé le Gouvernement et demandé la démission d'un ministre? Le Premier ministre aurait-il dû s'excuser pour ce cafouillage? Les automobilistes lésés auront-ils droit à un dédommagement dans le cadre d'un recours collectif?

Loin d'un grand centre urbain, un tel événement semble passer sous le radar des grands réseaux d'information nationaux et ces citoyens semblent ne pas avoir eu droit à la même compassion de la part de la population du Québec et d'ailleurs.

Benoît Bouffard, Lévis




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