Malartic: où est la Santé publique?

La mine à ciel ouvert à Malartic... (La Presse, Olivier Jean)

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La mine à ciel ouvert à Malartic

La Presse, Olivier Jean

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Point de vue
Le Soleil

Autant les représentants de la Direction de santé publique que de l'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) étaient présents au cours des dernières années à Malartic, autant on ne les voit plus depuis des mois. Que se passe-t-il? Pourquoi ce silence?

Pourtant, de nombreux citoyens se sentent plus que jamais stressés, isolés, marginalisés face aux impacts de la mine à ciel ouvert et du projet d'agrandissement à venir. Les actions de la minière et de la Ville de Malartic ont pour effet d'installer une véritable «loi du silence» dans la ville. Les tensions et les divisions sociales sont plus profondes que jamais.

La minière et la Ville se pavanent sur toutes les tribunes en affirmant que plus de 90 % de la population a signé le «Guide de cohabitation», et que ce serait donc la preuve que «tout va bien», que leur guide fonctionne et qu'ils ont «l'acceptabilité sociale».

Nous nous inquiétons de ces chiffres et de ce discours trompeur qui cachent une dure, et parfois très triste réalité. Si certains citoyens ont accepté de plein gré les offres de la minière, beaucoup d'autres l'ont fait par dépit, fatigue et exaspération, incapables d'endurer davantage les tensions sociales. Plusieurs se sont sentis obligés de signer avec la minière puisqu'on menaçait de ne pas leur verser de compensations s'ils ne signaient pas avant le 30 novembre 2016. D'autres craignaient de ne jamais voir aboutir les recours juridiques actuellement devant les tribunaux-il faut dire que la minière a annoncé vouloir contester les citoyens qui tentent de défendre leurs droits devant la Cour.

Il ne faut pas oublier non plus que des centaines de personnes qui ont accepté le Guide de compensations de la minière travaillent à la mine ou bénéficient de contrats de la mine, ou encore ont un membre de leur famille immédiate qui travaille à la mine.

Pour plusieurs individus et familles à faibles revenus, les chèques individuels de 900 $ par personne, par année, qu'offre la minière depuis l'automne 2016, représentent une manne dont ils ne pouvaient pas passer à côté. L'appât d'un gain à court terme a pris le dessus sur les considérations à long terme.

Mais ce qui nous trouble surtout, c'est de savoir que ces chèques ne règleront pas les problèmes pour l'avenir. La minière admet elle-même que les impacts reliés au bruit, aux poussières et aux vibrations augmenteront lors de la phase d'agrandissement de la mine qui durera encore plusieurs années.

Le BAPE a aussi conclu «que l'effet combiné de la construction et de l'exploitation actuelle devrait se traduire par un accroissement des nuisances le jour comme la nuit».

La situation est d'autant plus troublante que tous les citoyens qui ont signé le Guide de compensations ont également signé «une clause bâillon». Ils ne peuvent plus critiquer ou manifester contre les impacts de la minière pour lesquels ils ont reçu des compensations.

Face à tous ces constats, nous lançons un appel à la Direction de santé publique (DSP) de s'impliquer à nouveau dans le dossier de Malartic. Son silence a trop duré. Des réponses sont nécessaires.

Guy Morissette, Membre du Comité de citoyens de la zone sud, Malartic




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