Abandon de la réforme électorale : bonne nouvelle!

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Justin Trudeau avait promis lors de la campagne électorale qu'il allait procéder à une réforme du mode de scrutin qui entrerait en vigueur lors des prochaines élections générales.

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Le Soleil

Le premier ministre Justin Trudeau a récemment renoncé à une promesse phare de sa dernière campagne, soit de réformer le mode de scrutin. C'est une excellente nouvelle!

En effet, de la manière dont il était présenté, le projet de réforme était trop «broche à foin» pour être bénéfique pour la société. Il a été mal géré et mal communiqué à la population. De plus, les modes de scrutin proposé par les différents intervenants n'étaient pas adaptés à nos besoins. 

La proportionnelle mixte 

À mon avis, ce mode de scrutin n'est pas adapté au régime parlementaire de type britannique que nous avons ici au Canada. Il favorise trop l'élection de petits partis marginaux et plus extrémistes. Imaginez-vous un parlement où siégeraient une douzaine de députés du Parti vert et où le Parti de l'héritage chrétien et les marxistes-léninistes pourraient légitimement rêver d'obtenir un ou deux sièges! Par ailleurs, la force de notre mode de scrutin actuel est la stabilité puisqu'il favorise l'élection de gouvernements majoritaires. En effet, il n'y a eu que 11 gouvernements minoritaires au Canada sur les 42 législatures depuis la naissance de la fédération canadienne. Avec le mode de scrutin proportionnel mixte, ce sont les gouvernements minoritaires et de coalition qui ont la cote. Les travaux parlementaires seraient ainsi grandement paralysés et les dossiers avanceraient à pas de tortue.

Le système préférentiel

Le mode de scrutin préférentiel est sans doute le préféré de M. Trudeau. Il serait dangereux pour notre démocratie de se doter d'un tel système. Il favorisait l'élection de gouvernements libéraux, en l'occurrence centristes, à répétition. En entrant nos choix en ordre de préférence, pour les conservateurs ou les néo-démocrates, le deuxième choix risque d'être fort souvent le parti libéral.

En conclusion, le système majoritaire actuel est bien adapté aux besoins de la démocratie canadienne. Il permet notamment l'alternance des partis aux pouvoirs entre les deux grands partis tout en offrant une bonne représentation régionale et démographique de la population. En étant majoritaires, les gouvernements ont le temps et le pouvoir de faire avancer les choses beaucoup plus facilement et rapidement. Est-ce qu'un 2e tour comme en France serait un bon compromis pour améliorer le système? Cela reste à étudier.

Gabriel Méthot, étudiant en économie et politique à l'Université Laval

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