Les cadres de l'État veulent une juste reconnaissance

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«Il est désolant qu'en raison de la difficulté à objectiver l'excellence du travail des cadres et en raison aussi de considérations politiques, le Conseil du trésor ait non seulement suspendu, mais abrogé ces conditions de travail de son personnel d'encadrement», écrit l'auteur.

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Point de vue
Le Soleil

En réplique au texte «On ne s'ennuiera pas des bonis aux cadres» publié le 5 février 

Nous avons pris connaissance du texte des professeurs agrégés de l'École d'administration publique, Étienne Charbonneau et Éric Charest, paru dans Le Soleil du dimanche 5 février dernier.

Cet article, truffé d'imprécisions, ne fait aucune différence entre les organismes gouvernementaux du «secteur public», confondant ainsi fonction publique, sociétés d'État, réseau de la santé et des services sociaux, réseau de l'éducation, universités et même organismes sans but lucratif relevant de municipalités. Ce «point de vue» alimente en quelque sorte la légende urbaine selon laquelle l'ensemble des cadres a reçu des bonis pour rendement au cours des dernières années.

Les auteurs citent, de façon bien anecdotique, des extraits de rapports de la Vérificatrice générale du Québec portant sur des cas très dissemblables, allant de la Société de vélo en libre-service (organisme à but non lucratif créé en 2014 par la Ville de Montréal), au réseau de l'Université du Québec, à la Société des alcools et à Investissement Québec. Les éléments relatés sur ces cas sont cités sans être replacés dans le contexte de la vérification en question et sans être situés sur le plan juridique ou normatif quant aux règles qui les encadrent et à l'autonomie dont ils disposent pour la rémunération de leur personnel d'encadrement. 

Par ailleurs, les professeurs Charbonneau et Charest ne font aucune démonstration sur le traitement des bonis au gouvernement du Québec. Ils émettent, sans plus, l'hypothèse que «les cadres québécois ne soient distincts de leurs homologues internationaux».

Quoi qu'il en soit, qu'une chose soit claire : les cadres de la fonction publique assujettis à la Loi sur la fonction publique ont vu leurs bonis au rendement complètement suspendus depuis 2010, alors que cet élément faisait partie intégrante de leurs conditions de travail. Un montant équivalent à 2,5 % de la masse salariale y était consacré, et ce, par les dispositions que le Conseil du trésor avait lui-même édictées. Contrairement à ce que laissent entendre ce texte et l'article du journaliste Tommy Chouinard dans La Presse le 25 janvier dernier, ces cadres n'ont connu aucune compensation ni hausse salariale plus généreuse pour compenser la fin des bonis. 

Il est désolant qu'en raison de la difficulté à objectiver l'excellence du travail des cadres et en raison aussi de considérations politiques, le Conseil du trésor ait non seulement suspendu, mais abrogé ces conditions de travail de son personnel d'encadrement qui, au quotidien, assume le rôle de «mandataire de l'État» au service de leurs concitoyens et concitoyennes.

Les cadres aspirent à une juste reconnaissance de leur contribution à la réalisation de la mission de l'État. Ils dénoncent non seulement la perte des bonis, mais également le fait qu'ils se voient privés de ces sommes alors que d'autres secteurs avaient intégré ces bonis aux échelles salariales avant que cette disposition soit abolie. 

Anne Gosselin, présidente-directrice générale de l'Alliance des cadres de l'État

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