Négocier avec ouverture et pragmatisme

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Dans ses prévisions pour l'année 2017, la Commission de la construction du Québec (CCQ) prévoit une diminution de 2 % des heures travaillées.

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Le Soleil

L'industrie de la construction traverse une période difficile et rien n'indique que la situation changera à court terme. Dans ses prévisions pour l'année 2017, la Commission de la construction du Québec (CCQ) prévoit une diminution de 2 % des heures travaillées. Et selon la CCQ, la baisse se poursuivra au moins jusqu'en 2020.

Pour ce qui est du secteur résidentiel, la CCQ prévoit cette année une « baisse marquée » de l'activité. En effet, le nombre d'heures travaillées chutera de près de 7 %. Cela s'explique principalement par le resserrement des règles hypothécaires annoncé l'automne dernier par le gouvernement fédéral et par une diminution du nombre de nouveaux ménages.

Ce ralentissement de l'activité de notre industrie s'inscrit dans un contexte où les conventions collectives qui régissent le domaine de la construction - Génie civil et voirie, Industriel, Institutionnel et commercial,  Résidentiel - doivent être renégociées pour la période 2017-2021 d'ici le 30 avril prochain.

Les prochains mois de l'année seront donc marqués par une ronde de négociations visant à renouveler ces conventions collectives; les pourparlers ont d'ailleurs débuté depuis quelques semaines. 

En tant qu'agent négociateur patronal reconnu par la loi pour le renouvellement de la convention collective du secteur résidentiel, il nous paraît important de demander aujourd'hui à l'ensemble des acteurs impliqués de travailler dans un esprit de collaboration et d'ouverture. Des deux côtés de la table, nous devons avoir comme objectif d'en arriver à une entente négociée répondant aux aspirations des parties patronale et syndicale sans qu'il y ait de conflit de travail. Il est donc impératif que tous les acteurs tant syndicaux que patronaux travaillent à la conclusion de cette entente. 

Cela dit, les demandes formulées par les différents acteurs devront tenir compte de la réalité économique actuelle citée en début de texte. Il serait regrettable que de telles données préoccupantes, publiées par un organisme indépendant et neutre, ne soient pas prises en compte dans les négociations. Ajoutons que selon d'autres données publiées par la CCQ, le secteur résidentiel connaîtra une baisse de 13 % des heures travaillées de 2017 à 2021. Dans ce contexte, il importe que les demandes qui seront discutées à la table des négociations soient empreintes de pragmatisme et de réalisme. Nous en sommes tous capables. 

L'APCHQ est prête à défendre les intérêts de l'industrie de la construction résidentielle. Nous tendons aujourd'hui la main à la partie syndicale afin d'en arriver à une convention collective qui satisfera l'ensemble des acteurs de notre secteur. C'est aux parties concernées de décider, ensemble, de leurs conditions de travail pour les prochaines années. C'est la meilleure avenue possible.

Luc Bélanger, Président-directeur général, APCHQ

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