Choisir son parti plutôt que le peuple canadien

Comme une réforme du mode de scrutin pourrait... (Archives AFP)

Agrandir

Comme une réforme du mode de scrutin pourrait avoir un impact important sur la représentation des partis politiques au Parlement, Justin Trudeau a choisi le statu quo.

Archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Point de vue
Le Soleil

Monsieur le premier ministre Justin Trudeau, en reculant sur la réforme du mode de scrutin, a choisi son parti politique plutôt que le bien commun de tous les Canadiennes et Canadiens. Une réforme du mode de scrutin aurait un impact important sur la représentation des partis politiques au Parlement.

Examinons les faits. Ce gouvernement libéral majoritaire prend des décisions unilatéralement pour le Canada. Lors des élections de 2015, le taux de participation aux élections était de 68 % et le parti libéral a reçu 39 % des votes. C'est donc dire que 26 % des Canadiennes et Canadiens ont choisi le parti libéral pour gouverner avec une majorité. Ce mode de scrutin est inéquitable et dépassé. Qui sont les perdants? Les citoyennes et citoyens bien sûr.

Qui a intérêt à conserver le statu quo? Les Partis libéral et conservateur bien sûr. Par exemple, aux élections de 2015, dans les quatre provinces maritimes, 59 % des citoyennes et des citoyens ont choisi le Parti libéral. Cependant, 100 % des députés élus sont libéraux. Une réforme permettrait à plus de 40 % de l'électorat d'être aussi représenté par une députation. Cette situation serait plus équitable pour tous.

Aux élections fédérales de 2011, 55 % de l'électorat de l'Ouest canadien a voté pour le Parti conservateur, mais 78 % des sièges ont été occupés par les conservateurs. La politique énergétique du gouvernement Harper s'est développée en niant que l'électorat du reste du Canada avait d'autres valeurs. Voilà un déni de démocratie.

Parmi les libéraux et les conservateurs à travers les régions du Canada, on peut penser qu'il y a de très grandes résistances à réformer le mode de scrutin. Tous ces effectifs politiques et ces «apparatchiks» se braquent pour ne rien changer. Ce sont les enjeux de pouvoir au sein des partis politiques qui comptent. Ces gens-là ne souhaitent pas une plus grande équité et justice sociale. On s'embarrasse bien peu des intérêts du peuple. Qui bloque le processus de réforme de mode de scrutin? Les Partis libéral et conservateur.

Le consensus est clair chez les citoyens qui ont participé au comité de consultation ERRE qui, à 88 %, souhaitent un mode de scrutin de type proportionnel.

Je dénonce ce manque d'éthique de la part de ces partis. Les institutions politiques sont en place pour prendre en considération les valeurs de tout un peuple et non pas celles d'une minorité. La voix de chacune et chacun doit être entendue. Et c'est possible avec un mode de scrutin à finalité proportionnelle. 

Monsieur le premier ministre Trudeau, pour les prochaines élections de 2019, je ne me laisserai pas berner deux fois par vos promesses. Je saurai pour quel parti voter pour que ma voix compte. Je suis exaspérée de ne pas être bien représentée et je doute de la démocratie canadienne.

Marie-Claude Bertrand, Montréal

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer