Le DGEQ et les jeunes

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Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) prend les grands moyens pour intéresser les futurs jeunes électeurs à voter. Pris dans une torpeur peu commune et habités d'une culture apolitique, les novices de 17 ans se font donner la main par le DGEQ, qui sort le tapis rouge et les lettres personnalisées pour les encourager à voter. «Donnez-moi le goût de voter et je vais y aller là!» diront certains jeunes, alors que d'autres déclarent : «J'irais voter si j'avais plus d'infos.»

J'ai l'impression que l'on encourage l'enfant-roi à ne faire aucun effort, et surtout à éviter toute initiative personnelle pour s'intéresser à la politique par lui-même. Imaginez, le DGEQ fait tristement l'effort que le jeune devrait faire, c'est le monde à l'envers. On explique tout à l'adolescent comme à un «bébé», en plus de lui procurer une invitation dans une lettre personnalisée. Non, mais, les jeunes sont-ils capables d'accomplir quelque chose sans leur «cell»?

Michel Beaumont, Québec

***

Une société de droits qui profite à qui?

Depuis que l'on a institué la Charte des droits de la personne, qui devait originellement protéger les droits des citoyens, c'est effarant le nombre de gens qui s'en servent pour justifier bien des actions, pas toujours justifiables. Des plus démunis jusqu'aux plus nantis, voire même chez nos élus, on invoque des articles de la Chartre pour tenter d'expliquer plusieurs actions. Alors que la société a tant besoin de main-d'oeuvre, combien de gens se complaisent dans l'oisiveté, profitant du système au maximum? Combien d'élus expliquent certains agissements de leurs pairs, et leur impuissance à réagir, par le fait que nous vivions dans une société de droits? Depuis l'avènement de ladite charte, tout le monde a des droits, mais a malheureusement oublié ses devoirs. Car, il ne faut pas se leurrer, là où il y a des droits, il y a nécessairement des devoirs. On exige de nos dirigeants qu'ils soient honnêtes et irréprochables, mais nous, le sommes-nous toujours? S'il est malhonnête de placer des millions dans des paradis fiscaux, l'est-il davantage de payer au noir pour certains services? Quand vient le temps de voter, quel critère nous guide? Le bien commun ou notre propre bien? Notre société a un examen de conscience à faire, et à tous les niveaux.

Michel Giroux, Québec

***

Les autochtones trahis

En 1534 les habitants du Nouveau Monde ont accueilli Jacques-Cartier avec politesse et curiosité. Ce fut le début de leur calvaire.

Et depuis, ils ont été trahis, bousculés, convertis, volés, violés, exclus et progressivement regroupés dans des réserves, ces prisons à ciel ouvert. On leur a pris leur identité, leur terre, leurs croyances, leur âme. Ils ont fait confiance, ils ont accepté de vivre autrement, de prier autrement, de manger autrement pour s'adapter et faire bon voisinage; ils ont été trahis, déshonorés, battus, écrasés.

Encore aujourd'hui ils sont les victimes : leurs enfants ne rêvent plus et leurs parents réclament la justice, le respect. Les peuples autochtones au Canada et, plus près de nous, au Québec, sont considérés par plusieurs comme des renégats, des moins que rien, des  indésirables, des cancers de la société. Et pourtant les Premières Nations étaient premières, les premières à occuper le pays, elles vivaient selon des règles respectueuses de Mère-Terre, avaient des lois, une histoire, des traditions, un patrimoine... Il leur reste quoi? Même plus de rêves à rêver ni le jour ni la nuit. Ils n'ont même plus droit à une certaine justice, à un certain respect et à un minimum d'écoute. Ils avaient la fierté et ils ont maintenant la honte. Sont-ils coupables ou victimes? Considérons le sort qui leur  est réservé; peuvent-ils encore espérer être écoutés, respectés? Peuvent-ils encore espérer un peu de sympathie et être considérés comme des personnes ayant des droits, les droits de vivre sans craindre la police et la justice des Blancs? Et que font nos gouvernements?

André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies

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