Pour un troisième lien unificateur

Le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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Le Soleil

Depuis quelques semaines, maires, ministres, spécialistes et animateurs radio se prononcent quant à un possible troisième lien qui relierait les rives de Québec et Lévis.

Or, de nombreuses controverses sociotechniques nous rappellent que la population est souvent en reste lors de telles décisions. Et si ce troisième lien était celui qui relie la population à ses instances municipales et gouvernementales?

La Ville de Gatineau, qui déployait son service rapide par bus (SRB) en 2013, rappelait récemment l'importance de la consultation publique lorsque les citoyens sont, faut-il le rappeler, les premiers utilisateurs du service en question. La même logique peut s'appliquer lorsqu'il est question du réseau routier et de l'ensemble des Québécois et Québécoises.

Cette semaine, le maire Régis Labeaume annonçait la position favorable du gouvernement dans le dossier du projet d'élargissement de l'autoroute Laurentienne; le ministre des Transports, quant à lui, disait ne pas être prêt à se prononcer sur le sujet. Ce dernier préférerait-il attendre le moment opportun pour une annonce en grandes pompes? Ces discussions à huis clos donnent à penser qu'il y a un certain opportunisme politique où les usagers sont mis de côté dans le processus. Dès lors, la prise de décision à laquelle le public n'est pas invité ne sert pas la population, mais les intérêts politiques. 

Les usagers du réseau routier restent ceux qui seront les premiers touchés par ces choix politiques. Pourtant, ils sont systématiquement écartés des prises de décision et cela même s'ils en subissent les impacts concrets (par les infrastructures bâties) et financiers (les ouvrages majeurs représentent des budgets colossaux qui sont financés avec les deniers publics). La population a définitivement son mot à dire sur les tracés et sur la pertinence de ces projets. Comment militer pour la réappropriation des espaces urbains quand le politique fait comme bon lui semble? 

À une époque où les communications sont grandement facilitées, plusieurs citoyens, dont nous sommes, sont d'avis que les élus et la population n'ont jamais été aussi déconnectés. Il y a un besoin urgent de construire un lien qui pourrait les rapprocher, et de faire en sorte qu'enfin les citoyens et citoyennes se fassent entendre et donnent leur avis quant aux infrastructures routières. C'est pourquoi nous croyons que nous devons dès maintenant travailler à rétablir le lien entre le politique et la population.

Gabriel Perron et Jean-François Gagnon, enseignants au niveau collégial

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