Le risque du salaire minimum à 15 $

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Une manifestation en faveur de l'augmentation du salaire minimum à 15 dollars de l'heure.

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Point de vue
Le Soleil

Le Soleil du 20 novembre dernier publie le point de vue de 13 représentants du monde des employeurs. Ils nous disent que porter le salaire minimum à 15 $ nous conduirait à une catastrophe certaine qui nous mènerait à des pertes d'emplois, à des réductions des heures travaillées et à une augmentation de la précarité.

Qui plus est, cette augmentation mène tout droit à une diminution du pouvoir d'achat et de l'épargne pour l'ensemble des ménages québécois. C'est pas fini! Oh que non! Soixante-deux pour cent des patrons employeurs de ce cheap labor prévoient une augmentation des prix et tarifs, 40 % prévoient des mises à pied et 35 % un ajustement de l'ensemble des échelles salariales de l'entreprise. Plus loin, ce groupe d'analystes nous rappelle que, depuis le début de l'an 2000, le ratio entre le salaire minimum et le salaire moyen se situe autour de 45 %. Modifier ce ratio entraînera une réaction en chaîne citée plus haut. Les analystes concluent qu'il est faux de croire que l'augmentation du salaire minimum augmentera le revenu disponible des ménages. Alors que faire devant une telle impasse? 

Une première solution, évidemment discutable, consisterait non pas à augmenter, mais à diminuer le salaire minimum. Changez de côté, vous vous êtes trompés! Augmenter le salaire minimum conduirait à la catastrophe, alors pourquoi pas le réduire à 6,75 $? Ça serait le jardin d'Eden attendu par les employeurs!

Faire passer le salaire minimum de 10,75 $ à 15 $ représente une augmentation de 39 % environ. C'est trop accordé à ces petits salariés qui sont environ 450 000 payés au salaire minimum, mais n'y touchons pas. Voici une autre solution. Diminuer de 39 % (discutable) le salaire de tous les Québécois qui ne sont pas au salaire minimum. Cette coupe s'adresse à tous les Québécois : ouvriers spécialisés, cadre moyen, cadre supérieur, député, ministre, président de société d'État, tous! De cette façon, le petit salarié au salaire minimum se sentirait moins isolé au bas de l'échelle salariale et sociale. Peut-être aussi que la société disposerait des fonds nécessaires pour accorder une juste augmentation aux petits salariés actuellement en mode survie avec le salaire minimum. La division des classes, au Québec, ça devient inquiétant. Faudrait corriger ça.

Yvon Dubuc, Québec

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